Football - Super League: Alain Joseph : «le club appartient à la population»
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Football - Super LeagueAlain Joseph : «le club appartient à la population»

Rocade au Lausanne-Sport! Alain Joseph, à la tête du groupe George Dentan, a racheté les actions détenues par Grand Chelem Management. Il devient ainsi le nouveau président du club.

par
Jean-Philippe Pressl-Wenger
Vice-président jusqu'à vendredi, Alain Joseph a échangé sa place avec Jean-François Collet.

Vice-président jusqu'à vendredi, Alain Joseph a échangé sa place avec Jean-François Collet.

Dans le cadre d'une conférence de presse, Jean-François Collet a d'abord rappelé la genèse de leur collaboration, née en juin 2007. Le nouveau vice-président a ensuite déroulé le film des dernières années du Lausanne-Sport avant d'annoncer qu'Alain Joseph reprenait le flambeau.

Alain Joseph, comment cette rocade s'est-elle préparée?

Jean-François Collet, qui reste vice-président, m'en a parlé pour la première fois le jour où nous avons battu le FC Sion en Valais (0-1). Nous avons ensuite passé nos vacances de Pâques à nous téléphoner. Et la décision s'est en fait opérée presque naturellement.

Quel est votre sentiment au moment d'être intronisé officiellement?

Je me sens comme un privilégié et je suis fier de reprendre ce club. L'objectif sera de pouvoir le passer au suivant. Car le club ne nous appartient pas. Bien sûr, nous détenons les actions, mais le club appartient à la population, aux supporters, à la ville de Lausanne et au Canton. Je suis évidemment très heureux de ce qui arrive aujourd'hui, au lendemain de notre maintien en Super League.

Quelle influence aura le passage des parts (entre 92 et 95%) d'une entreprise (Grand Chelem Management) à l'autre (Groupe George Dentan)?

Avant tout de la stabilité. Grand Chelem est bien géré, mais est constitué de 20 collaborateurs et travaille dans l'événementiel. Le Groupe George Dentan est une holding comprenant plusieurs entreprises actives dans l'étanchéité, qui emploie plus de 300 collaborateurs. Au final, le club aura une meilleure assise financière, c'est-à-dire les reins plus solides.

Cela signifie-t-il que le budget du club sera augmenté?

Non, on va tabler sur un budget d'environ 7,5 millions. Et je tiens à préciser que l'argent issu du travail des collaborateurs du Groupe Dentan ne servira pas à financer le Lausanne-Sport.

On vous sent un peu sur la retenue après cette annonce…

Je ne manifeste pas encore ma joie, car je sais la montagne de travail qui m'attend (rires). Disons que je suis conscient du défi public et du stress qui m'attendent. Je suis très sensible à la responsabilité de mon nouveau rôle.

Un vent nouveau va-t-il souffler sur le Lausanne-Sport?

On veut surtout continuer à travailler selon nos valeurs et dans la continuité. Il n'y aura pas de révolution. Comme auparavant, on prendra 85% de nos décisions en commun, le changement n'affectera, peut-être, que les 15 derniers pour cent.

Vous parlez de continuité. Cela signifie-t-il que Laurent Roussey sera toujours l'entraîneur du LS la saison prochaine?

Nous l'avons rencontré jeudi à midi pour effectuer le débriefing de la saison écoulée. Il a des exigences, nous en avons aussi. Notre vœu serait de continuer avec Laurent Roussey et son staff, surtout que le travail effectué a été de qualité. On s'est donné jusqu'en début de semaine prochaine.

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