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CubaAlan Gross libéré à la demande des Etats-Unis

Les autorités cubaines ont libéré l'Américain, écroué depuis 2009, pour des raisons humanitaires et à la demande de Washington, a annoncé mercredi un responsable américain.

Cet homme de 65 ans avait été condamné pour espionnage.

Cet homme de 65 ans avait été condamné pour espionnage.

L'Américain Alan Gross, écroué depuis cinq ans à Cuba où il avait été condamné pour espionnage, a été libéré pour des raisons humanitaires, a indiqué mercredi un responsable américain.

Cette libération pourrait déboucher sur une normalisation de la politique américaine à l'égard de l'île des Caraïbes. Trois Cubains auraient été libérés en échange, selon un responsable américain.

Le président Barack Obama devait s'exprimer à 12h (18h en Suisse) depuis la Maison Blanche. Une intervention de son homologue cubain, Raul Castro, était prévue à la même heure.

L'annonce de la libération de M. Gross, 65 ans, en route pour les Etats-Unis, pourrait entraîner une révision de la politique américaine vis-à-vis de Cuba, qui fait l'objet d'un embargo commercial depuis plus d'un demi-siècle.

Embargo assoupli

Ainsi, peu après la libération de M. Gross, un responsable américain a fait savoir que Barack Obama comptait annoncer sous peu une normalisation de la politique américaine à l'égard de l'île.

En outre, un collaborateur du Congrès américain a déclaré que le président américain allait annoncer un assouplissement de l'embargo contre Cuba et des restrictions aux voyages.

Washington a toujours conditionné une détente avec Cuba à la libération de cet ancien contractuel de l'agence fédérale américaine pour le développement international (USAID), une branche du département d'Etat. Arrêté le 3 décembre 2009 à Cuba, Alan Gross avait été condamné en 2011 à 15 ans de prison pour avoir introduit du matériel de transmission satellitaire interdit dans l'île communiste.

Les Etats-Unis et Cuba n'ont plus de relations diplomatiques officielles depuis 1961, mais disposent chacun d'une section d'intérêts qui fait office d'ambassade.

La pression de l'opinion

A l'occasion de la crise d'Ebola et de la coopération internationale sur cette question de santé publique, les Etats-Unis et Cuba ont multiplié en octobre les échanges d'amabilité.

Le président Barack Obama avait aussi assoupli les règles qui s'appliquent aux voyages vers l'île, tout en maintenant une ligne dure face à ce petit pays distant seulement de 150 km des côtes de Floride.

Plusieurs sondages montrent toutefois qu'une majorité d'Américains se disent favorables à un changement de politique à l'égard de Cuba, y compris en Floride où réside une très importante communauté cubano-américaine anticastriste. (ats/afp)

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