Forum économique mondial: Albert Rösti devient M. «Rössli» pour le vice-chancelier allemand

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Forum économique mondialAlbert Rösti devient M. «Rössli» pour le vice-chancelier allemand

Au WEF de Davos, le haut responsable du gouvernement allemand n’avait pas encore intégré le nom de son homologue suisse fraîchement entré en fonction.

Albert Rösti doit encore «travailler» sur sa notoriété à l’international conclut le «Tages-Anzeiger».

Albert Rösti doit encore «travailler» sur sa notoriété à l’international conclut le «Tages-Anzeiger».

Tamedia AG

La langue du vice-chancelier allemand et ministre de l’Economie et du Climat Robert Habeck a fourché lundi à Davos dans le cadre du Forum économique mondial (WEF). Il y rencontrait les conseillers fédéraux Guy Parmelin et Albert Rösti. Le haut responsable allemand a appelé ce dernier «collègue Rössli» ou «Röstli», selon les interprétations, devant la presse au moment de résumer la teneur des discussions. Les médias alémaniques, «Tages-Anzeiger» en tête, s’en amusent. Le journal alémanique estime que cette imprécision prouve qu’Albert Rösti doit «encore travailler à sa notoriété internationale».

De quoi sans doute aussi ajouter un peu de piquant à cette réunion qui dans le communiqué officiel de la Confédération semble avoir été très consensuelle. «Etant donné la situation tendue en matière d’approvisionnement énergétique au niveau international, les trois ministres ont également évoqué les défis communs en matière de sécurité énergétique», peut-on notamment lire.

L’accord n’est plus actuel

Le compte rendu des autorités n’annonce aucune décision concrète. Sur l’accord pour l’approvisionnement gazier, les deux parties jugent par exemple qu’un «accord de solidarité» n’est pas nécessaire et promettent que «les travaux entre l’Agence fédérale allemande des réseaux et l’organisation suisse de crise se poursuivent».

Mais d’après le «Tages-Anzeiger», en coulisse, le responsable allemand s’est montré «aimable avec les Suisses, mais ferme». Il n’a d’ailleurs pas cherché à dissimuler son récent revirement sur les livraisons de gaz: l’accord envisagé l’an dernier au WEF avec Simonetta Sommaruga n’est plus actuel et que seul un accord incluant l’Italie serait viable actuellement.

L’Allemagne veut toujours des munitions suisses

Les trois dirigeants ont aussi abordé l’épineuse question de la livraison de munitions destinées à l’Ukraine et à l’Allemagne. Guy Parmelin n’a pas voulu revenir en détail sur le refus du Conseil fédéral d’exporter des munitions à l’Allemagne pour des questions de neutralité liées au conflit en Ukraine. Robert Habeck, membre des Verts allemands, a demandé à la Suisse de changer de position. Face à la guerre d’agression russe, «on ne peut pas maintenir la neutralité sans assumer de responsabilité», a-t-il déclaré. Il serait juste et utile, selon ses mots, «que la Suisse reconsidère sa position et permette la livraison d’armes». 

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(jba)

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