Actualisé 08.05.2008 à 20:40

Alberto Bigon retrouve la parole

Après un mutisme de plusieurs
semaines, l'entraîneur du FC Sion s'est exprimé hier devant la presse.

Depuis le match contre du 4 avril contre le FC Zurich (3-3), «Il Mister» ne s'adressait plus aux journalistes. Alberto Bigon (60 ans) avait décrété un «silenzio stampa» jusqu'à la fin du présent championnat. Motif? Des commentaires sur son style à l'italienne, de la part de certains journaux qui ne lui avaient guère plu.

C'est dans sa langue maternelle que Bigon a choisi de rompre le silence. «Je veux être précis, être sûr d'utiliser le mot juste», se justifie-t-il. Pour expliquer qu'il a agi ainsi pour ne pas «tomber dans la polémique». «J'ai préféré me taire. Il nous fallait de la discipline pour assurer notre maintien, et nous y sommes parvenus.»

L'«affaire» réglée, une autre question brûle les lèvres: Bigon sera-t-il encore coach du FC Sion la saison prochaine? La réponse du tacticien italien se veut plutôt évasive.

«Il ne faut jamais dire jamais. Mais c'est une page qui va se tourner, en principe.» Avant de poursuivre: «Je n'ai d'ailleurs pas un contrat d'entraîneur. Je suis consultant du président et du club jusqu'en 2010. J'ai accepté de reprendre les rênes de la 1re équipe fin mars, dans l'urgence, pour le bien du club. Mais je ne veux plus revivre ce que j'ai vécu en décembre (n.d.l.r.: sa mise à l'écart de la 1re équipe au profit du duo Roessli-Jacobacci). J'ai traversé des moments difficiles. Vous n'avez qu'à le demander à ma femme...»

Samedi contre GC, Bigon devrait donc coacher son dernier match. «Je suis confiant. Ces derniers temps, l'équipe a acquis une vraie sérénité, et je suis sûr qu'on la retrouvera la saison prochaine.»

Catherine Muller, Martigny

«Impossible de contrôler tous les spectateurs»

Trois jours après les incidents entre Bâle et Zurich qui avaient fait deux blessés, une trentaine de supporters de Sion ont allumé des fumigènes mardi contre Thoune, alors que ceux-ci sont interdits dans les stades. Les experts sont toutefois formels: il est d’autant plus impossible de contrôler tous les spectateurs à l’entrée que certains suspectent que des enfants, voire des employés du stade, introduisent eux-même les engins pyrotechniques. Et l’Allemagne d’être prise en exemple, où les policiers appréhendent les fauteurs de trouble directement dans les gradins. Impossible en Suisse, selon l’ASF, car le nombre de policiers présents aux matches n’est pas suffisant.

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