Actualisé 07.02.2011 à 18:22

Les recherches continuent

Alessia et Livia toujours introuvables

Les recherches se poursuivent lundi dans le sud de l'Italie pour retrouver les jumelles dont le père s'est suicidé jeudi.

de
ats/atk

Les enquêteurs ratissent toujours la région de Cerignola, dans les Pouilles. Des vérifications sont aussi en cours sur la côte amalfitaine, en France et en Suisse.

Même si les enquêteurs n'ont aucun élément pour attester de la présence en Italie des fillettes après leur disparition, ils poursuivent leurs recherches dans une vaste zone autour de Cerignola, rapporte l'agence ANSA.

Les enquêteurs sont aussi mobilisés à Vietri sul Mare, près de Salerne, dans la région de Naples, où le père des jumelles de Saint-Sulpice (VD) a mangé seul quelques heures avant de se donner la mort jeudi soir. Ils poursuivent également leurs recherches en Suisse et à Marseille. La piste Corse, où le trio se serait rendu, est aussi vérifiée.

Aucun vêtement des fillettes

Citée par l'agence de presse ansa, la police italienne a confirmé qu'aucune affaire des jumelles n'a été retrouvée dans le véhicule que leur père a abandonné non loin du lieu de son suicide. Il n'y avait aucun vêtement leur appartenant et la voiture n'était pas équipée des sièges pour enfants.

Cela pourrait laisser croire que les fillettes ne sont pas montées à bord du véhicule, donc qu'elles seraient encore en Suisse. A moins que le père ait volontairement effacé toute trace.

Nouvelles hypothèses

Pour plusieurs médias italiens, le trio aurait pu se rendre en Sardaigne, à Porto Torres, avec le ferry «La Meridionale». Ce dernier, qui part de Marseille, passe par Propriano avant de terminer son trajet dans le port sarde. «Nous ne pouvons pas exclure qu'ils se soient rendus en Sardaigne», a expliqué hier la gendarmerie d'Ajaccio. «Parce que c'est la manière la plus simple de se rendre au centre de l'Italie».

Une autre hypothèse macabre est avancée par différents médias transalpins. Il s'agit du meurtre des jumelles lors de la traversée en ferry. En effet, d'après ces quotidiens, le père aurait jeté les filles à la mer en pleine nuit.

Dimanche, Interpol a lancé une alerte à ses 188 pays-membres pour retrouver les jumelles disparues de Saint-Sulpice depuis dimanche 30 janvier. Interpol qualifie cette affaire de «prioritaire».

Une quarantaine de policiers en Suisse

«Une quarantaine d'hommes, et des chiens, poursuivent les recherches à Saint-Sulpice, au domicile des deux fillettes, et dans tous les points de chute possibles», a expliqué le porte-parole de la police du canton de Vaud, Jean-Christophe Sauterel.

Toutes les stations-service entre Saint-Sulpice et Genève ont été fouillées. Tous les postes de douane de la région genevoise ont fait l'objet d'un contrôle. Une enquête de voisinage a été menée auprès de 80 ménages dans 60 habitations différentes durant les derniers jours.

Quatre bateaux à Morges et à Vidy ont été «minutieusement» fouillés, de même que les ports de la région. Tous ces contrôles n'ont pas permis de révéler des informations sur le sort des deux fillettes.

Les enquêteurs comptent beaucoup sur les indications provenant de témoins éventuels tant à Marseille qu'en Corse. Les témoins éventuels sont priés de s'adresser au commissariat ou au poste de police le plus proche ou d'appeler la hotline en Suisse 41 21 644 82 31 ou le numéro vert en France 08 05 01 07 07.

(ats/atk/ap/afp)

Soutien psychologique aux élèves

La direction de l'école de Saint-Sulpice a proposé lundi un soutien psychologique aux élèves et aux enseignants où les jumelles disparues sont scolarisées. A la reprise des cours lundi matin, Philippe Vacheron, directeur de l'Etablissement primaire de Chavannes-près-Renens et Saint-Sulpice a fait le tour des classes où les petites filles sont scolarisées. Le directeur a informé qu'un soutien psychologique était à disposition pour ceux qui en faisaient la demande, élèves comme enseignants.

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