Jumelles disparues: Alessia et Livia: un prêtre valaisan relance l'affaire
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Jumelles disparuesAlessia et Livia: un prêtre valaisan relance l'affaire

Selon une émission italienne diffusée mercredi soir, un religieux de Sion a révélé que peu après la mort de Matthias S., les jumelles étaient encore en vie et retenues dans une villa de la Péninsule.

par
joc

L'émission «Chi l'ha visto», diffusée mercredi soir à la télévision italienne, a fait de nouvelles révélations concernant la disparition d'Alessia et Livia, introuvables depuis le 30 janvier 2011.

Les enquêteurs de la chaîne RAI3 se sont rendus dans une villa située à Conza della Campania, une petite commune du sud de l'Italie. Ils y ont été accueillis par Angelo Turri, propriétaire de la maison, qui vit au Tessin. L'homme a expliqué aux journalistes que le 3 mars 2011, soit un mois après la mort de Matthias S., la police s'est présentée à la villa pour procéder à une perquisition. But de l'opération: chercher Alessia et Livia, qui y étaient peut-être séquestrées. Sur place au moment de l'opération, Giuseppe Palladio, intendant de la villa, a pu prendre connaissance, dans un procès-verbal, des raisons de cette descente de police: «Des sources confidentielles fiables avaient signalé la présence de personnes armées à l'intérieur de la maison», a-t-il raconté aux journalistes italiens. La recherche n'a cependant rien donné.

Une confession riche en informations

Angelo Turri, propriétaire de la maison, n'a pu avoir accès au rapport concernant la perquisition qu'un an et demi après la descente de police, soit en été 2012. L'homme a alors compris ce qui avait précisément attiré les forces de l'ordre chez lui: peu après la disparition des jumelles, un individu était allé se confier à un prêtre de Sion. Muselé par le secret de la confession, l'homme d'Eglise avait alors demandé à son avocat d'écrire deux lettres à la police concernant ce qu'il avait entendu. Voici leur contenu:

«Les fillettes sont retenues par quatre hommes dangereux. Les criminels voyageaient à bord d'une voiture immatriculée en Suisse, de couleur sombre. Ces informations m'ont été transmises par une personne âgée de Sion, en Suisse. Je ne sais pas, cependant, s'il m'a tout raconté. Le 19 février, les fillettes ont quitté leur lieu de détention situé à Arnaccio (ndlr: province de Pise) pour se rendre à Andretta (ndlr: province d'Avellino). Au sud d'Andretta, il y a un grand lac, la maison où se trouvent les enfants est au sud du lac et pas trop éloignée du lac. La maison est récente, elle se trouve à l'intérieur d'une propriété. Il y a une piscine remplie d'eau. La maison appartient à une société italienne. Les ravisseurs se sont cachés dans cette maison. Il n'est pas possible de voir depuis l'extérieur si quelqu'un passe. Attention, ils sont très dangereux, violents, ils sont prêts à mourir. Dimanche 27 février, Livia et Alessia étaient vivantes, mais elles se comportent très mal, elles vont très mal. Faites vite. Quand vous aurez retrouvé les fillettes, contactez-moi, je vous dirai pourquoi. Mais seulement la police italienne. Parce qu'il est nécessaire que les fillettes et la mère ne retournent pas tout de suite en Suisse.»

Comme l'a relevé l'émission «Chi l'ha visto», quelque chose ne collait cependant pas entre la maison perquisitionnée et la villa signalée dans les lettres envoyées depuis Sion. En effet, l'habitation fouillée n'avait rien de la forteresse décrite dans les lettres du prêtre de Sion. La police s'était-elle trompée de maison?

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