Nati: Alex Frei: «Que l'on respecte mon choix!»
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NatiAlex Frei: «Que l'on respecte mon choix!»

Alex Frei est revenu pour la première fois sur cette décision de mettre un terme à la fin de la saison à sa carrière internationale en équipe de Suisse.

Alex Frei: «Poursuivre jusqu'en juin m'a semblé la meilleure solution».

Alex Frei: «Poursuivre jusqu'en juin m'a semblé la meilleure solution».

Alors qu'il songeait encore il y a quelques semaines à prolonger l'aventure jusqu'à la Coupe du monde 2014 au Brésil, le Bâlois a dit stop. «A chaud, j'ai voulu arrêter tout de suite ! Le soutien du public et de mes coéquipiers, les discussions avec mes proches et mon club m'ont ensuite conduit à faire ce choix de jouer encore jusqu'au mois de juin. Je demande qu'il soit respecté !», a-t-il déclaré.

«Poursuivre jusqu'en juin m'a semblé la meilleure solution. Mais je sais qu'elle peut susciter des critiques ou des interrogations, reconnaît Alex Frei. Je crois cependant que je peux encore aider cette équipe. Je veux essayer de l'amener sur les bons rails avant les trois derniers matches de la campagne de l'EURO 2012. Je quitterai ensuite la sélection après dix ans de haut et de bas. Mais je conserverai surtout le souvenir des bons moments.»

Prêt à dépanner

Le capitaine laisse toutefois une petite porte ouverte. «Si en septembre prochain, le sélectionneur déplore, comme aujourd'hui avec Streller, Derdiyok et Bunjaku, le forfait de plusieurs attaquants, je serais prêt à dépanner l'équipe, précise-t-il. Mais cela s'arrêtera là.» Il n'y aura donc pas une cinquième phase finale de rang pour le meilleur buteur de tous les temps de l'équipe de Suisse.

Alex Frei admet que le désamour qu'il suscite aujourd'hui auprès d'une frange du public provient en partie de ses récentes performances. «Je n'ai pas marqué en sélection depuis une année. Je sais que je n'ai pas été lors des derniers matches à la hauteur des attentes, avoue-t-il. Les sifflets m'ont affecté. Je ne suis pas une machine. Pourquoi le ballon n'est pas entré contre le Monténégro ? J'y pense. Mais plus on y pense, plus c'est dur...»

En précisant qu'il subira le mois prochain une arthroscopie à son pied droit, Alex Frei avance un argument de poids pour sa défense. La blessure qu'il avait contractée au Letzigrund à quelques heures de s'envoler pour la Coupe du monde en Afrique du Sud le gêne toujours. «Je joue avec des anti-inflammatoires», souligne-t-il.

«Les penalties, ce n'étaient plus mon affaire»

Mercredi pour son dernier match en Suisse sous le maillot de la sélection, Alex Frei retrouve l'Ukraine et Genève, un adversaire et une ville qui ont marqué sa carrière. Personne n'a oublié son remplacement face aux Ukrainiens à la 116e minute du huitième de finale de la Coupe du monde 2006 alors que la séance des penalties se profilait. S'il ne l'admettra jamais ouvertement, Alex Frei n'a toujours pas compris ce choix désarmant de Köbi Kuhn. «Contre l'Ukraine, nous avons raté une occasion extraordinaire: amener l'équipe de Suisse en quart de finale de la Coupe du monde !, rage-t- il. Les penalties, ce n'étaient malheureusement plus mon affaire.»

Quant à Genève, les deux ans passés en 2001 et 2002 au Servette FC lui ont permis de franchir un cap avant de signer à Rennes. «Mais je ne voulais pas partir. J'ai dû partir en raison des problèmes financiers du club, se souvient-il. Je garde un souvenir extraordinaire de ces deux ans même si je n'ai jamais joué avec Servette au Stade de la Praille. Mon stade, c'était les Charmilles.» Aujourd'hui une ruine qui provoque chez Alex Frei un gros coup de nostalgie à chaque fois qu'il la longe en voiture.

(ats)

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