Voile: Alex Thomson creuse l'écart en tête
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VoileAlex Thomson creuse l'écart en tête

Au soir du 11e jour de course, le Britannique continuait de creuser l'écart en tête du 8e Vendée Globe, dans l'Atlantique sud.

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Dernier (18e) du Vendée Globe depuis plusieurs semaines, le marin français Sébastien Destremau a franchi le dernier l'équateur dimanche matin 19 février à 9h17. Il se trouve à moins d'un mois de boucler sa première course à la voile en solitaire autour du monde. (dimanche 19 février 2017)

Dernier (18e) du Vendée Globe depuis plusieurs semaines, le marin français Sébastien Destremau a franchi le dernier l'équateur dimanche matin 19 février à 9h17. Il se trouve à moins d'un mois de boucler sa première course à la voile en solitaire autour du monde. (dimanche 19 février 2017)

AFP
Le Français Eric Bellion (CommeUnSeulHomme) a bouclé son premier Vendée Globe en 9e position. (13 février 2017)

Le Français Eric Bellion (CommeUnSeulHomme) a bouclé son premier Vendée Globe en 9e position. (13 février 2017)

AFP
Eric Bellion, 40 ans, a terminé en 99 jours, 4 heures, 56 minutes et 20 secondes, et se classe meilleur bizuth (novice) de cette édition. (13 février 2017)

Eric Bellion, 40 ans, a terminé en 99 jours, 4 heures, 56 minutes et 20 secondes, et se classe meilleur bizuth (novice) de cette édition. (13 février 2017)

AFP

Les bateaux de tête déboulent au large du Brésil à près de 20 noeuds et les moyennes s'affolent: 464 milles en 24 heures pour Thomson (Hugo Boss), 431 milles pour Le Cléac'h (Banque Populaire VIII)! Mercredi à 18h, Thomson devançait Le Cléac'h de 58,4 milles. 24 heures plus tard, le différentiel était passé à 84,6 milles. Tout est dit...

Après le passage toujours délicat du Pot au Noir, les premiers Imoca (monocoques de 18,28 m) peuvent savourer la navigation dans les alizés et renouer avec les hautes vitesses dans un vent régulier et chaud. Mais cette navigation n'est pas confortable pour autant, loin de là.

Le fait de naviguer pied au plancher demande beaucoup d'attention et génère de la fatigue, comme l'a expliqué Josse (Edmond de Rothschild) à la mi-journée: «La mer n'est pas un billard, le bateau ricoche. A bord, on a du mal à se déplacer. Quand les bateaux dépassent 18-19 noeuds, c'est invivable. C'est bruyant, ça secoue, c'est humide. Cette nuit je n'ai pas pu dormir car il y avait de la houle de face.» Le vent va tourner progressivement au nord au cours des deux prochains jours en se renforçant et les trajectoires vont s'incurver vers le sud-est.

Thomson et Le Cléac'h ont opté pour une route plus à l'ouest que Josse, qui a choisi de couper par l'est. Vincent Riou (PRB) et Paul Meilhat (SMA) sont sur une trajectoire médiane. Illustration d'un dilemme bien connu dans la course au large: aller vite en faisant plus de milles ou choisir une route plus courte en prenant le risque d'aller moins vite. Le Genevois Alan Roura est lui 25e à 1210 milles de Thompson.

Si tout va bien, les premiers bateaux pourraient franchir le cap de Bonne Espérance (Afrique du Sud) dans huit jours.

Classement à 18h00: 1. Alex Thomson (GBR/Hugo Boss) à 20'830,6 milles de l'arrivée. 2. Armel Le Cléac'h (FRA/Banque Populaire VIII) à 84,6 milles. 3. Sébastien Josse (FRA/Edmond de Rothschild) à 93,5. Puis: 25. Alan Roura (SUI/La Fabrique) à 1210,48. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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