24.02.2016 à 13:07

MédiasAlliance SSR-Swisscom-Ringier: presse inquiète

Les journaux régionaux romands, après les éditeurs privés alémaniques, dénoncent à leur tour le projet d'alliance publicitaire SSR-Ringier-Swisscom.

Le projet d'alliance publicitaire Swisscom-SSR-Ringier fait grincer des dents éditeurs alémaniques et journaux régionaux romands.

Le projet d'alliance publicitaire Swisscom-SSR-Ringier fait grincer des dents éditeurs alémaniques et journaux régionaux romands.

photo: Keystone/ARCHIVES

Après les éditeurs privés alémaniques, les journaux régionaux romands montent au front contre le projet d'alliance publicitaire SSR-Ringier-Swisscom. Il mettrait en péril leur existence, clament-ils.

Les recettes publicitaires des quotidiens régionaux ne cessent de baisser. Cette coentreprise entre deux acteurs majeurs du secteur public (SSR et Swisscom) et un acteur du service privé (Ringier) viendrait les frapper de plein fouet, écrivent mercredi les éditeurs de La Liberté, du Courrier, du Nouvelliste, du Quotidien Jurassien et de L'Express/L'Impartial, entre autres.

«L'utilisation des contenus de la SSR et la mise en relation avec les données personnelles des clients de Swisscom créeraient une situation de distorsion de concurrence manifeste», estiment les signataires du communiqué.

Les éditeurs privés seraient lésés. En revanche, les géants américains Google et Facebook, visés par l'alliance selon les trois entreprises, n'auraient eux aucune difficulté à riposter.

Au final, tout le monde serait perdant, poursuivent les quotidiens romands. «Les médias privés garantissent par leur diversité le bon fonctionnement de notre vie démocratique et de notre système politique.»

Projet en suspens

Et de demander la suspension immédiate du projet, ainsi que l'accès «à l'ensemble des éléments nécessaires à la compréhension de son fonctionnement et de ses objectifs». A ce propos, les médias privés alémaniques ont déjà déposé une plainte contre l'Office fédéral de la communication (OFCOM), car il leur refuse l'accès au contrat signé par la SSR, Swisscom et Ringier.

La Commission de la concurrence a déjà avalisé cette coentreprise, mais c'est l'OFCOM qui a le dernier mot. Et pour l'instant, l'office lui a interdit en décembre, par une mesure provisionnelle, de se positionner sur ce marché avant le 31 mars 2016. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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