Ville de Genève: Allocations des magistrats de la Ville supprimées

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Ville de GenèveAllocations des magistrats de la Ville supprimées

Le municipal a effacé mercredi soir en séance plénière près de 20'000 fr. de forfaits dont bénéficiaient les conseillers administratifs.

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dra/ats
Keystone/Martial Trezzini

A la suite du récent audit de la Cour des comptes sur les frais professionnels des cinq membres de l'exécutif de la Ville de Genève, le Conseil municipal a décidé mercredi soir de supprimer leurs allocations forfaitaires. Seul le maire conservera une indemnité de 6500 francs, a indiqué jeudi à Keystone-ATS le président du Conseil municipal Eric Bertinat, confirmant une information de la «Tribune de Genève».

Validation encore à venir

Dans le détail, l'allocation forfaitaire pour frais professionnels des conseillers administratifs va disparaître. Elle se monte aujourd'hui à 13'200 fr. par personne et par an, auxquels s'ajoute donc une indemnité de 6500 fr. par an pour le maire. Cette dernière est conservée. Par ailleurs, l'allocation vie chère va également passer à la trappe. Elle équivaut à 2,5% du salaire brut annuel, soit environ 6300 fr. par an.

En tout, chaque magistrat de la Ville va ainsi perdre près de 20'000 fr. d'allocations. Ces décisions, qui devraient entrer en vigueur l'an prochain, doivent encore être validées par le Conseil d'Etat. Ce dernier est en effet l'autorité de surveillance des communes.

Des frais qui ont provoqué un séisme

Lors de la séance du délibératif de mardi, le maire Sami Kanaan avait annoncé que l'exécutif acceptait finalement les onze recommandations émises par la Cour des comptes dans son rapport rendu public le 1er novembre. Dans un premier temps, il n'en avait accepté que huit. Le conseil administratif publiera ainsi l'intégralité de ses frais professionnels sur Internet.

Le rapport de la Cour des comptes, dévoilé le 1er novembre dernier, avait fustigé les élus de la Ville de Genève, particulièrement le PDC Guillaume Barazzone, pour des dépenses téléphoniques exorbitantes, l'utilisation abusive de taxis ou encore l'achat d'alcool, notamment dans un cabaret-karaoké. L'enquête avait ainsi décrit «une organisation opaque couplée à une exemplarité défaillante».

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