Football: Morata fait le bonheur de la Juve et le Barça cartonne

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L’Espagnol a marqué les deux buts de la victoire des Turinois à Kiev en Ligue des champions. Les Catalans, eux, ont écrasé Ferencvaros.

Alvaro Morata a un peu fait publier Cristiano Ronaldo.

Alvaro Morata a un peu fait publier Cristiano Ronaldo.

Keystone

Pas de Cristiano, pas d’accroc. Même sans sa star portugaise, la Juventus Turin a réussi ses débuts en Ligue des champions en s’imposant 2-0 sur le terrain du Dynamo Kiev mardi grâce à un doublé d’Alvaro Morata. Dans l’autre rencontre, le FC Barcelone a facilement battu Ferencvaros 5-1.

Faute de Ronaldo, toujours en quarantaine après son test positif au coronavirus en début de semaine dernière, c’est Alvaro Morata, de retour depuis cet été chez les bianconeri, qui a trouvé l’ouverture en reprenant de près une frappe de Dejan Kulusevski repoussée par le gardien ukrainien Georgiy Bushchan au retour des vestiaires.

Le plus vieil entraîneur

Le Dynamo aura tenu tout juste une période puisque les hommes de Mircea Lucescu, devenu le plus vieil entraîneur à diriger un match de Ligue des champions (75 ans et 84 jours) selon le statisticien Gracenote, ont cédé après moins de cinquante secondes de jeu en deuxième période sur une action initiée par une énième percée de Federico Chiesa, aligné comme piston gauche par Andrea Pirlo.

L’ancien meneur de jeu a réussi sa première sur la scène européenne en tant qu’entraîneur face à Lucescu, qui l’avait lancé comme joueur quand il était à la tête de Brescia en 1995.

15 000 spectateurs

Morata a évité une fin de match stressante au «Maestro» en tuant tout suspense d’une tête smashée (84e), servi par un centre chirurgical de l’homologue de Chiesa côté gauche, Juan Cuadrado.

Poussé par son public – 15 000 spectateurs étaient attendus au stade olympique de Kiev –, le club de la capitale ukrainienne a posé des difficultés aux Piémontais sans jamais trouver la faille. Malgré la sortie précoce sur blessure de leur capitaine Giorgio Chiellini, touché derrière la cuisse droite et qui a été obligé de céder sa place en défense à Merih Demiral.

Messi brillant

Deux mois après le traumatisme de l’élimination 8-2 contre le Bayern Munich lors de la dernière édition, le FC Barcelone a réussi son grand retour en surclassant Ferencvaros 5-1 grâce notamment à un brillant Lionel Messi.

Le terrible souvenir de la déroute de Lisbonne est enterré: grâce à un but sur penalty que le capitaine argentin a lui-même provoqué (26e), un but du droit du jeune prodige de 17 ans Ansu Fati (42e), une réalisation de Philippe Coutinho (52e), un but de Pedri (82e) et un dernier d’Ousmane Dembélé (89e), le Barça a repris des couleurs.

Et ce malgré le carton rouge pour Gerard Piqué, auteur d’une faute dans la surface sur Tokmac Nguen qui a mené au penalty du 3-1 transformé par Igor Kharatin pour les Hongrois de Ferencvaros (67e).

Après un été agité par son départ avorté, la Pulga (puce, en espagnol), auteur seulement d’un petit but sur penalty en quatre rencontres avant le match de mardi soir, a renoué avec son efficacité offensive et a brillé à nouveau, souvent trouvé par ses coéquipiers dans la défense passive de Ferencvaros.

Dembélé réplique

Face à un adversaire plus faible sur le papier, les Catalans ont tenu le ballon et ont proposé un jeu efficace en multipliant les combinaisons de passes au sol à l’entrée de la surface adverse.

À l’inverse de Griezmann, l’international français Ousmane Dembélé, lui aussi visé par la critique médiatique après sa performance du week-end dernier, a eu du temps de jeu en fin de match, et a même offert une passe décisive à Pedri (82e) avant de marquer lui-même sur un service de Messi (89e) pour clore le festival catalan et faire taire les critiques.

Ferencvaros a résisté

Mais les vainqueurs en titre du championnat hongrois n’ont pas rendu la tâche facile aux Catalans.

Dès l’entame, Tokmac Nguen, trouvé en profondeur, ouvre la marque d’une superbe frappe poteau rentrant (10e), mais son but est annulé pour une position de hors-jeu.

Dix minutes plus tard, la frappe d’Isael da Silva heurte l’angle supérieur droit des cages de Neto. Et avant la pause (36e), c’est le portier hongrois Denes Dibusz qui a empêché les Catalans d’enfoncer le clou par un arrêt réflexe sur une reprise à bout portant d’Ansu Fati.

De quoi maintenir les doutes de la défense blaugrana, passée au travers comme toute l’équipe à Getafe samedi, et qui devra retrouver sa solidité pour le clasico samedi et pour la suite de sa campagne européenne.

(AFP)

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