Actualisé 01.12.2010 à 21:02

Fuites

Amazon cesse d'héberger WikiLeaks

Le géant américain de la distribution en ligne Amazon a cessé d'héberger le site WikiLeaks, a indiqué un sénateur américain.

Le site, qui révèle depuis dimanche des milliers de notes diplomatiques américaines, était inaccessible dans certaines parties du monde.

«Ce matin, Amazon a informé mon équipe qu'il avait cessé d'héberger le site de WikiLeaks», a déclaré le sénateur indépendant Joe Lieberman dans un communiqué.

«J'aurais aimé qu'Amazon prenne cette mesure avant, étant donné les précédentes publications d'informations classifiées entreprises par WikiLeaks», a-t-il ajouté.

La mesure prise par Amazon est la «bonne décision et devrait constituer une référence pour les autres entreprises que WikiLeaks utilise pour diffuser illégalement ses informations», a ajouté l'élu du Connecticut (nord-est).

Suggestion par Karlung

Le site WikiLeaks, spécialisé dans la révélation de documents secrets, a entamé dimanche la publication de quelque 250 000 messages de la diplomatie américaine, ce qui a généré la colère de Washington et l'embarras de plusieurs gouvernements.

Amazon est un important hébergeur de sites internet. Le groupe a refusé à plusieurs reprises de répondre à des requêtes de l'AFP pour savoir s'il était bien l'hôte de WikiLeaks.

Mais Jon Karlung, président du groupe suédois Bahnhof, qui héberge également certains documents de WikiLeaks, a indiqué mardi que le site sur lequel figuraient les notes diplomatiques américaines était principalement hébergé par Amazon.

Le fil Twitter de WikiLeaks, @WikiLeaks restait silencieux mercredi après avoir affirmé les jours précédents qu'il avait été la cible d'attaques informatiques par déni de service (DDOS).

Suggestion lancée

Habituellement, lors de ce type d'attaque, un grand nombre d'ordinateurs porteurs de virus se connecte simultanément sur un site, saturant les serveurs et provoquant une déconnexion pure et simple.

Lundi, un pirate informatique qui se présente sous le pseudonyme de «Jester» a affirmé qu'il avait temporairement bloqué le site de WikiLeaks dimanche.

Mikko Hypponen, expert de l'entreprise de sécurité informatique F- Secure a indiqué que selon lui «Jester», qui a déjà mené ce type d'attaques contre des sites islamiques par le passé, avait «les moyens et le mobile» pour s'en prendre à WikiLeaks. (afp)

Obama nomme un responsable pour éviter les fuites

Le président Barack Obama a chargé mercredi un haut responsable de la lutte anti-terroriste, Russell Travers, d'empêcher de nouvelles fuites de documents confidentiels de l'administration américaine, à la suite de l'affaire WikiLeaks. Les Etats-Unis se sont dotés d'une «cellule anti-WikiLeaks».

M. Travers, directeur adjoint des services de partage d'information au Centre national de l'anti-terrorisme, «dirigera un effort exhaustif visant à préparer et à mettre en oeuvre les réformes de structure dont la nécessité a été mise en lumière par les fuites de WikiLeaks», a indiqué la Maison Blanche dans un communiqué.

Selon une note de la Maison Blanche, la «cellule anti-Wikileaks» sera chargée notamment de réfléchir à l'amélioration de la sécurité dans les rouages de l'Etat.

Baptisée «Interagency Policy Committee for WikiLeaks», elle est formée d'agents du Conseil national à la sécurité de M. Obama, précisent les auteurs de cette note de quatre pages, dont Reuters a pu prendre connaissance mercredi.

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!