Genève: Ambassades surveillées par des «demi-flics»?
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GenèveAmbassades surveillées par des «demi-flics»?

Les missions diplomatiques pourraient être surveillées par des assistants de sécurité à la place de l'armée depuis le 1er janvier.

par
Didier Tischler

A la demande du Conseil fédéral, le canton de Genève reprendra, au 1er janvier 2010, la responsabilité de la protection des ambassades et des consulats. Assurée jusque-là par l'armée, cette mission a été confiée à la Police de sécurité internationale (PSI).

Problème: le temps presse et tout n'est pas encore réglé. Les effectifs actuels de la PSI, environ 200 hommes, sont insuffisants en rapport avec les quelque 250 militaires actuellement engagés pour cette tâche. «Nous aurons besoin de renforts, c'est certain», confirme Gérard Maury, chef de la PSI. «En 2007, 50 militaires professionnels nous ont été promis et la Confédération devrait financer l'engagement de 50 policiers supplémentaires, et une soixantaine de mes hommes sont déjà formés pour ce travail», ajoute-t-il.

Mais malgré ses promesses initiales, Berne n'offrirait plus que 34 militaires professionnels. Ce qui est insuffisant. De plus, vu le temps qui reste, recruter 50 policiers d'ici à la fin de décembre est devenu impossible. La PSI a ainsi imaginé engager 50 assistants de sécurité, plus rapidement formés (lire l'Info-Box).

Si aucune solution n'intervenait rapidement, une alternative serait encore possible. Les libéraux du Grand Conseil proposent en effet l'engagement d'agents de sécurité privés pour accomplir ces tâches. Cette idée pourrait être débattue ce soir au législatif cantonal.

Formation express

Les futurs plantons des ambassades seront formés au sein de l’Institut suisse de police à Neuchâtel. Contrairement à un gendarme ou à un policier lambda, qui étudie pendant une année, l’assistant de sécurité apprend son métier en quatre mois. Son rayon d’action se limite à la surveillance de bâtiments officiels et internationaux. Ce nouveau «demi-flic» est assermenté et armé. Certains assistants de sécurité sont déjà en poste dans la Berne fédérale.

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