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États-UnisAmbiance de veillée d’armes à Washington

Blocs de béton, gyrophares, gardes nationaux: la sécurité était maximale ce mercredi dans le centre de Washington, avant le vote sur le deuxième «impeachment» de Donald Trump. Le Capitole s’est même transformé en bivouac militaire.

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Les hommes de la Garde nationale ont pris leurs aises comme ils ont pu, dans la nuit de mardi à mercredi.

Les hommes de la Garde nationale ont pris leurs aises comme ils ont pu, dans la nuit de mardi à mercredi.

AFP
Des dizaines de soldats ont dormi dans la rotonde du Capitole, sous le regard d’Abraham Lincoln.

Des dizaines de soldats ont dormi dans la rotonde du Capitole, sous le regard d’Abraham Lincoln.

AFP
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Ville fantôme depuis plusieurs mois à la suite des crises sanitaire et économique, puis des manifestations antiracistes, la capitale fédérale est désormais le reflet d’un pays à cran, sous tension, encore ébranlé par les événements du 6 janvier au Capitole.

La Garde nationale, force militaire intérieure, protège désormais les lieux avec des hommes en armes, gilets pare-balles et uniforme de combat. Les élus de la Chambre des représentants s’y sont enfermés ce mercredi matin pour décider d’une mise en accusation du président républicain, la deuxième de son mandat.

Images saisissantes, des dizaines de militaires ont passé la nuit à l’intérieur du bâtiment du Congrès, dormant encore à même le sol dans les salles et les couloirs alors même que les élus arrivaient.

Le Capitole est entouré d’une clôture de sécurité, tout comme la Maison-Blanche depuis le printemps dernier et les manifestations qui avaient suivi la mort de George Floyd, symbole des brutalités policières envers les Américains noirs.

Crises successives

Washington, capitale fédérale devenue métropole vibrante ces dernières années, porte les stigmates des crises successives des douze derniers mois.

En y déambulant ces jours-ci, il s’avère difficile de distinguer les planches de restaurants fermés par la pandémie de celles de bâtiments se protégeant des violences.

«C’est la première fois que je me rends (dans le centre de Washington) depuis plus d’un an, et d’habitude il y a des gens partout. C’est très, très calme. Je pense presque que (la ville) n’est plus que l’ombre d’elle-même», soutient Jaime, une mère de famille venue du Maryland.

(AFP)

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