Plainpalais (GE) - «Ambiance électrique» à la fête sauvage
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Plainpalais (GE)«Ambiance électrique» à la fête sauvage

La soirée, qui a réuni 1000 fêtards sur la plaine samedi, s’est poursuivie jusqu’à 6h30 du matin. Au total, trois personnes ont été interpellées et plusieurs altercations ont éclaté.

par
Leila Hussein
lecteur reporter

Dans la nuit de samedi à dimanche, la plaine de Plainpalais s’est transformée en boîte de nuit géante. Mille fêtards étaient réunis sur la place, au centre-ville de Genève. Malaise, bagarres, interpellations, usage de spray au poivre, incivilités, nuisances… La nuit n’a pas été de tout repos.

Des incidents jusqu’au petit matin

Vers 2h du matin, la police s’est rendue sur les lieux pour permettre à une ambulance d’évacuer un individu inconscient. Face à une foule indisciplinée, les forces de l’ordre ont dû faire usage du spray au poivre. Parallèlement, une personne qui s’en est prise à un véhicule d’intervention a été interpellée.

La fête sauvage s’est poursuivie jusqu’au petit matin. «Peu après 6h30, plusieurs patrouilles de police se sont rendues sur la plaine pour une bagarre près du skate parc», rapporte Alexandre Brahier, porte-parole des forces de l’ordre. À leur arrivée, l’incident était clos, mais «l’ambiance était électrique. Il y avait passablement de gens alcoolisés.» Une centaine de personnes étaient encore sur place à ce moment-là (voir photos ci-dessus). Les agents ont mis fin à la fête. Deux individus qui refusaient de circuler ont été interpellés. «Ils ont fait un scandale et importunaient le voisinage. Ils ont été emmenés au poste des Pâquis pour refus d’obtempérer», explique le chargé de communication.

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Une centaine de personnes étaient encore sur place à 6h30 du matin.

Une centaine de personnes étaient encore sur place à 6h30 du matin.

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Deux jeunes hommes qui refusaient de quitter la plaine et continuaient de porter atteinte à la tranquillité du quartier ont été interpellés. 

Deux jeunes hommes qui refusaient de quitter la plaine et continuaient de porter atteinte à la tranquillité du quartier ont été interpellés.

lecteur reporter
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Nettoyeurs pris pour cible

Peu après, l’employé d'une entreprise partenaire de la voirie a été pris à partie par un groupe (voir photos ci-dessous). L’homme, chargé de l’entretien du skate parc, tentait de nettoyer une table, où les noctambules étaient encore installés, confirme Alexandre Brahier.

Ces incidents ne sont pas les premiers du genre. Depuis le début de la pandémie et l’arrivée des beaux jours, la plaine de Plainpalais est devenue le lieu de rendez-vous des jeunes. À bout de nerfs, les habitants du quartier tirent la sonnette d’alarme et appellent les autorités à agir. «Nous habitons ici depuis cinq mois et nous n’en pouvons plus, racontent des riverains. Nous savions que c’était une zone bruyante, mais là, c’est insoutenable. Les pétards à 4h du matin, la sono, les hurlements… Quand le week-end arrive, on sait qu’on va faire des nuits blanches.» Le manque de soutien des autorités est aussi pointé du doigt. «La police ne fait rien. On se sent démunis et abandonnés. Je suis à un niveau de nervosité extrême», confie une habitante.

Les forces de l’ordre assurent prendre le problème très au sérieux et «mettre une attention particulière sur la plaine de Plainpalais».

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Une altercation a éclaté entre un homme chargé du nettoyage de la place et un groupe de noctambules. 

Une altercation a éclaté entre un homme chargé du nettoyage de la place et un groupe de noctambules.

lecteur reporter
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L’un des hommes a voulu s’en prendre au nettoyeur, mais a été retenu par un ami. 

L’un des hommes a voulu s’en prendre au nettoyeur, mais a été retenu par un ami.

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Une bringue organisée

Un appel à venir faire la fête avait été lancé sur les réseaux sociaux. Un DJ avait pris ses quartiers sur la plaine. Enceintes, musique à fond… la soirée avait tout d’une bringue organisée, ce qui explique l’ampleur du rassemblement. «Une enquête pour identifier les organisateurs est en cours. Nous allons donner les suites nécessaires pour éviter que ce type d’événement se reproduise», a fait savoir le porte-parole de la police genevoise.

Capture d’écran Instagram

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