Actualisé 05.05.2006 à 05:19

«Amérique, tu as perdu, j'ai gagné!»

La décision de ne pas condamner à mort Zacarias Moussaoui suscite des réactions contrastées.

«L'enfer peut attendre», titrait hier en première page le tabloïd New York Post, au lendemain de la sentence prononcée par le jury du procès de Moussaoui. Les médias américains exprimaient certes souvent la déception, mais aussi la surprise ou le sentiment qu'une justice équitable a été rendue, devant le verdict d'emprisonnement à vie pour le seul inculpé aux Etats-Unis dans le cadre des attentats du 11 septembre.

Dans un éditorial intitulé «Une sentence juste», le réputé quotidien Washington Post, qui avait milité contre l'exécution de Moussaoui, a salué la décision «courageuse» du jury.

Pour USA Today, seul journal national, la décision du jury est «un revers pour le Département de la justice» qui estimait que Moussaoui était aussi coupable que s'il avait été un pirate de l'air dans les attentats de 2001.

«Bien que nous soyons en accord avec ceux qui pensent qu'il aurait dû être puni en lui ôtant la vie, au final le système a pu rendre une certaine justice», estime le Wall Street Journal, dans un bref éditorial intitulé «Moussaoui perd», faisant allusion au cri lancé par Zacarias Moussaoui après la lecture du verdict: «Amérique, tu as perdu, j'ai gagné!»

(afp/ap)

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