Actualisé 18.06.2018 à 08:52

BâleAmis des bêtes outrés par un minet pendu par le cou

L'affiche d'une expo au Musée Tinguely fait bondir des défenseurs des animaux. Les responsables n'y trouvent rien à redire.

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daf/jbm
Limage utilisée pour le visuel remonte à une quinzaine dannées.

Limage utilisée pour le visuel remonte à une quinzaine dannées.

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«Le Musée Tinguely fait de la pub pour la cruauté envers les animaux!» Une femme s'est émue sur le Net d'une affiche présentant une exposition du centre d'art contemporain bâlois. Le cliché présente une femme tenant en l'air un chat agrippé par le cou. Elle n'est autre que l'une des artistes, Gerda Steiner. Quant au félin, c'est celui de l'autre plasticien à l'honneur, Jörg Lenzlinger. Ce dernier tente de calmer le jeu. «Rien n'est arrivé au minet. Il n'a pas bronché quand on l'a attrapé. Ce n'est qu'au moment de prendre la photo qu'il a manifesté sa volonté d'être reposé.» Cette image a plus de quinze ans et le chat, mort aujourd'hui, a vécu une vingtaine d'années.

«Message destructeur»

Pour la Protection des animaux des deux Bâles, que le cliché soit ancien ou récent n'a guère d'importante. «Le message véhiculé est destructeur, déclare la directrice de l'association, Béatrice Kirn. L'expression faciale de ce minet qui miaule fait froid dans le dos. L'image comporte des éléments sadiques.» Selon la militante, la prise par le cou d'un chat n'est courante que chez le vétérinaire: «Cet acte est nécessaire pour se protéger des morsures et des griffures. Et en plus, une main soutient le bas du dos du petit félin.»

Critique rejetée

Le Musée Tinguely a rejeté la critique visant l'affiche du duo d'artistes contemporains. «En tant qu'institution culturelle, nous respectons les lois et les règles. A notre connaissance, aucune n'a été violée», rappelle la porte-parole du lieu d'exposition bâlois, Isabelle Beilfuss.

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