Droits de l’homme: Amnesty dénonce la flagellation de Rohingyas en Malaisie
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Droits de l’hommeAmnesty dénonce la flagellation de Rohingyas en Malaisie

L’organisation de défense des droits de l'homme appelle la Malaisie à abolir l’usage de cette punition suite à la condamnation d’au moins 20 membres de la minorité musulmane qui étaient entrés illégalement dans le pays.

Les Rohingyas arrêtés en Malaisie avaient fui des persécutions en Birmanie. (Photo d’illustration)

Les Rohingyas arrêtés en Malaisie avaient fui des persécutions en Birmanie. (Photo d’illustration)

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Amnesty International a dénoncé la condamnation à la flagellation d’un groupe de réfugiés rohingyas en Malaisie. Ces derniers sont entrés illégalement dans le pays.

Un bateau transportant quelque 202 Rohingyas, des membres d’une minorité musulmane fuyant des persécutions en Birmanie, a accosté sur les côtes malaisiennes en avril. Mais au moins 20 d’entre eux, des hommes, ont été condamnés à des peines de prison et de flagellation, a raconté Amnesty.

«Ces Rohingyas ont fui la Birmanie, mais ont trouvé un autre cauchemar», a déploré Rachel Chhoa-Howard, une responsable de cette organisation de défense des droits de l'homme à l’AFP. «La flagellation est une pratique barbare qui équivaut à de la torture et à un traitement dégradant et inhumain. La Malaisie doit abolir l’usage de cette punition».

Coups de canne

Le journal en malais Sinar Harian a écrit le mois dernier qu’un tribunal de l’île de Langkawi, où les Rohingyas sont arrivés, avait condamné un groupe de réfugiés à sept mois d’emprisonnement et trois coups de canne. Les autorités malaisiennes n’ont pas répondu dans l’immédiat aux sollicitations de l’AFP.

Les réfugiés rohingyas partent généralement soit de Birmanie soit du Bangladesh, où un million d’entre eux, ayant fui des exactions de l’armée birmane en 2017, s’entassent dans des camps surpeuplés. Des passeurs leur font miroiter une vie meilleure en Asie du Sud-Est mais le voyage de plusieurs milliers de kilomètres vers la Malaisie ou l’Indonésie est très périlleux.

Depuis le début de l’épidémie de Covid-19, plusieurs pays qui les autorisaient auparavant à accoster, dont la Malaisie, les repoussent désormais à cause des risques sanitaires. La Malaisie a renforcé les patrouilles des garde-côtes et repoussé plusieurs embarcations qui tentaient de s’approcher.

(ATS/NXP)

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