Dans les camps haïtiens: Amnesty s'alarme d'une hausse des viols
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Dans les camps haïtiensAmnesty s'alarme d'une hausse des viols

Dans les cinq mois qui ont suivi le séisme en Haïti, 250 viols ont été déclarés, selon l'organisation Amnesty international.

Amnesty international dénonce les «risques accrus de violences sexuelles» sur les Haïtiennes des camps de réfugiés de Port-au-Prince et du sud du pays. Selon l'organisation, 250 viols ont été signalés dans les cinq mois ayant suivi le séisme.

Plus d'un million de personnes survivent dans ces camps, note l'organisation de défense des droits de l'homme dans un rapport daté du 6 janvier. Les femmes y sont d'autant plus vulnérables qu'il n'existe «aucun dispositif pour assurer la sécurité», relève Gerardo Ducos, un des auteurs du rapport.

«Un an (après le séisme), les victimes de viols continuent à arriver au bureau d'un groupe d'aide aux femmes de façon quasi- quotidienne», explique-t-il. Les auteurs de ces violences sont «en majorité des hommes armés qui rôdent dans les camps après la tombée de la nuit».

Ce rapport se base sur les témoignages de 50 victimes d'agressions sexuelles. Amnesty international déplore un «manque de forces de police dans et aux alentours des camps». Le séisme, explique Gerardo Ducos, «a mis à genoux le fragile système judiciaire et policier d'Haïti».

(ats/afp)

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