Actualisé 23.10.2012 à 10:56

Syrie

Amnistie générale, sauf pour les «terroristes»

Le président syrien Bachar al-Assad a décrété mardi une «amnistie générale», tout en excluant les crimes commis par des «terroristes», a annoncé la télévision officielle syrienne.

Le chef de l'Etat, dont les troupes sont engagées dans un conflit sanglant contre les insurgés, a «décrété une amnistie générale pour les crimes commis avant le 23 octobre» 2012, mais en a exclu les crimes commis par les «terroristes». Ce mot est utilisé par le régime pour désigner les rebelles. Le décret promulgué exclut également les «criminels en fuite», sauf dans le cas où ils se rendent, a indiqué la télévision.

Ces violences interviennent à trois jours de la fête musulmane de l'Aïd al-Adha, durant laquelle l'émissaire international Lakhdar Brahimi avait plaidé pour un cessez-le-feu entre les rebelles et les forces du régime. Des affrontements ont éclaté mardi matin dans la ville de Harasta, dans la province de Damas, tuant au moins deux rebelles, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

A Damas, des perquisitions accompagnées de tirs étaient menées par les forces de sécurité dans le quartier périphérique d'al- Zahira, dans le sud de la capitale. Dans la nuit de lundi à mardi, un homme a été tué par l'explosion d'une bombe dans la banlieue sud- est de Damas, toujours selon l'OSDH.

A Alep, où une guerre d'usure se déroule depuis plus de trois mois, l'aviation syrienne a bombardé le secteur rebelle de Katergi, dans l'ouest de la ville, et des combats ont éclaté dans plusieurs quartiers, tuant un rebelle, selon cette même source.

Ces informations restent cependant difficiles à vérifier en l'absence de sources indépendantes et neutres sur le terrain.

(ats)

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