Attentat de Berlin: Amri a vécu deux semaines en Suisse, selon son frère
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Attentat de BerlinAmri a vécu deux semaines en Suisse, selon son frère

Un des frères de l'auteur présumé de l'attentat au camion fou, ayant fait 12 morts lundi à Berlin, raconte que ce dernier a tenté en vain de trouver du travail dans notre pays avant de partir pour l'Allemagne.

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ofu
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Un an après l'attentat de Berlin, la chancelière allemande Angela Merkel, critiquée pour son manque d'empathie et des négligences de la part des autorités, rencontre les proches des victimes. (Lundi 18 décembre 2017)

Un an après l'attentat de Berlin, la chancelière allemande Angela Merkel, critiquée pour son manque d'empathie et des négligences de la part des autorités, rencontre les proches des victimes. (Lundi 18 décembre 2017)

AFP
La ville de Berlin accuse la police locale d'avoir falsifié un document qui aurait théoriquement pu conduire à l'arrestation d'Anis Amri avant qu'il ne commette l'attentat. (Mercredi 17 mai 2017)

La ville de Berlin accuse la police locale d'avoir falsifié un document qui aurait théoriquement pu conduire à l'arrestation d'Anis Amri avant qu'il ne commette l'attentat. (Mercredi 17 mai 2017)

AFP
Le ministre italien de l'Intérieur, Marco Minniti, a défendu jeudi devant la presse étrangère les deux policiers qui ont abattu Anis Amri. Les deux hommes sont soupçonnés d'être racistes ou nostalgiques du fascisme. (2 mars 2017)

Le ministre italien de l'Intérieur, Marco Minniti, a défendu jeudi devant la presse étrangère les deux policiers qui ont abattu Anis Amri. Les deux hommes sont soupçonnés d'être racistes ou nostalgiques du fascisme. (2 mars 2017)

AFP/archive

«Aucun lien direct n'a jusqu'ici été constaté entre le Tunisien Anis Amri et la Suisse.» C'est ce qu'avait dit vendredi à l'ATS la porte-parole de l'Office fédéral de la police (fedpol), Lulzana Musliu. Elle avait néanmoins ajouté qu'un séjour éventuel de ce dernier sur sol helvétique «ne pouvait pas encore être exclu».

Des recherches menées par la «SonntagsZeitung» semblent désormais conforter cette théorie. Selon le dominical, qui a pu parler avec Walid Amri, un des frères de l'auteur présumé de l'attentat de Berlin, ce dernier a vécu jusqu'à deux semaines en Suisse en mai 2015. Sa soeur explique qu'il a tenté en vain de trouver du travail dans notre pays avant de partir pour l'Allemagne.... par crainte de se faire pincer dans un contôle de police en Suisse.

Arrêté et relâché après deux jours

Selon le «New York Times», Amri avait prévu de revenir en Suisse cet été. Le journal écrit qu'il se trouvait dans un bus pour Zurich en juillet de cette année. Mais avant son entrée sur sol helvétique, il avait été arrêté lors du contrôle des passagers par la police fédérale allemande à Friedrichshafen. Celle-ci avait néanmoins dû le relâcher après deux jours parce que la Tunisie refusait de lui émettre des papiers d'identité, ce qui aurait permis à l'Allemagne de l'expulser vers son pays d'origine.

Quant aux autorités suisses, elles n'ont pour l'heure aucune trace des activités d'Amri sur sol helvétique, écrit la «SonntagsZeitung».

Abattu à Milan

Samedi, trois personnes liées à Anis Amri ont été interpellées en Tunisie. Le ministère de l'Intérieur a indiqué que le neveu et les deux autres jihadistes étaient membres d'une «cellule terroriste (...) liée» à Anis Amri. Il n'a toutefois pas mentionné de lien avec l'attaque de Berlin.

Anis Amri a été abattu dans la nuit de jeudi à vendredi à Milan (nord) lors d'un contrôle de la police italienne, mettant fin à une chasse à l'homme en Europe de quatre jours.

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