Analyser les drogues en soirée, bientôt possible?
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Analyser les drogues en soirée, bientôt possible?

Un laboratoire mobile: incitatif ou préventif? Il limiterait les risques, estime Prevtech, une association qui sillonne les soirées.

Au premier festival de musique électronique Digit'arts, ce week-end à Vevey, Prevtech est entrée en contact avec une soixantaine de fêtards. «Presque tous ont pris de l'alcool, des joints ou d'autres produits», selon la coordinatrice sociale Alexandra Rubin. Un jeune homme de 26 ans, arrivé au stand alcoolisé en fumant un joint, après avoir pris soi-disant de la cocaïne, a confié son angoisse. «Il m'a dit que cela faisait quarante-cinq minutes qu'il «montait». Or cette drogue a un effet plus rapide. C'est possible qu'il ait sniffé une autre poudre, mais on n'a pas pu en être sûr».

Le testing aurait permis de détecter cette substance, avant inhalation. C'est d'ailleurs le grand attrait du laboratoire mobile auprès des consommateurs, favorables à 80%, selon des enquêtes menées en milieu festif. Attrayant pour les consommateurs et utile pour les milieux préventifs. Ses atouts? Il permet de détecter de nouvelles substances, déconseiller les mélanges explosifs pour éviter une médicalisation. «Un test dure vingt minutes. Pendant ce temps-là, nous pouvons transmettre des informations.»

Le testing fait partie d'un projet de création d'un dispositif de prévention vaudois pour le milieu festif, étudié depuis un an par le canton et les autorités lausannoises. Difficile de faire avaler la pilule à la police vaudoise, opposée au laboratoire mobile, qui représente une incitation à la consommation.

Sophie Roselli

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