Actualisé 24.05.2007 à 08:21

Ancelotti au sommet

Carlo Ancelotti s'est assuré une place au panthéon des hommes qui ont marqué l'histoire de l'AC Milan.

Le coach des «rossoneri» compte désormais quatre victoires en Ligue des champions, deux comme joueur et deux comme entraîneur. Et ce n'est peut-être pas fini...

«Ce fut un match difficile, comme on s'y attendait. Liverpool a débuté très fort, mettant une grosse pression au milieu. En première mi-temps, nous n'avons pas été dangereux. Le premier but a eu un impact considérable, cela nous a mis en confiance et nous avons mieux joué ensuite», analyse Ancelotti.

L'entraîneur avoue que ce succès est sans doute le plus beau de sa carrière: «ce qui est fantastique, c'est d'avoir gagné sans avoir eu les moyens de jouer avec notre style habituel», ajoute-t-il, rendant indirectement hommage à Liverpool.

Chasseur de buts

Car il est vrai que l'AC Milan vu à Athènes était bien éloigné de la flamboyante équipe qui avait laminé Manchester United en demi-finale. Mais en football, l'essentiel reste toujours le résultat, et celui-ci a comblé d'aise les «tifosi».

Héros du match avec deux buts, Filippo Inzaghi (33 ans) n'en revient pas: «je ressens une grande fierté», dit-il, conscient d'avoir écrit une page d'histoire. «Pippo» demeure un redoutable chasseur de buts: il en a désormais 38 à son compteur, en 57 matches de Ligue des champions. Et peu importe que certains ne soient pas d'une pureté absolue, comme son premier mercredi soir, inscrit de l'épaule.

Regrets

Du côté de Liverpool, les regrets prédominent. «On aurait mérité un peu mieux», résumait Rafael Benitez, après avoir félicité Milan, qui est «une grande équipe». Le manager des «Reds» estime que ses hommes ont bien contrôlé le match dès le début. «Mais il aurait fallu inscrire le premier but. Quand ils ont marqué, c'est devenu plus difficile. Ensuite, nous avons poussé et cela leur a ouvert des espaces», explique-t-il encore.

Pour sa part, le capitaine Steven Gerrard, qui n'a pas paru aussi saignant que d'habitude, avoue avoir «le coeur brisé». Pour lui aussi, le tournant a été le premier but, «inscrit avec un peu de chance». Mais si Gerrard avait égalisé lors de son occasion de la 63e, tout aurait pu changer.

Kuyt esseulé

Liverpool a sans doute laissé passer sa chance en première période, en ne capitalisant pas sur sa domination. Kuyt, esseulé en pointe, a manqué de soutien. Le Néerlandais semble plus efficace quand il a Crouch à ses côtés. Le géant anglais, entré en jeu tardivement, aurait peut-être pesé davantage sur la charnière centrale Maldini - Nesta, qui n'a pas tremblé face au seul Kuyt.

Benitez a certes réussi à perturber le jeu milanais, mais ce faisant il s'est privé des options offensives susceptibles de bousculer la défense italienne. Et que penser de la titularisation de Zenden? Le demi néerlandais, blessé la semaine dernière à l'entraînement, a perdu un nombre incroyable de ballons sur le flanc gauche. «Une catastrophe», assène John Aldridge, l'un des anciens buteurs du club.

(Laurent Wirz)

(si)

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