Masters: Andrey Rublev s’invite à la fête du dernier carré

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MastersAndrey Rublev s’invite à la fête du dernier carré

D’abord secoué par Tsitsipas, le Russe s’est offert une victoire de référence (3-6, 6-3, 6-2). Il va découvrir les demi-finales du Masters.

par
Mathieu Aeschmann
Andrey Rublev n’y croit pas encore: il est en demi-finales du Masters. 
Photo by Marco BERTORELLO / AFP)

Andrey Rublev n’y croit pas encore: il est en demi-finales du Masters.
Photo by Marco BERTORELLO / AFP)

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La troisième tentative aura été la bonne pour Andrey Rublev. Après deux éliminations en poules, le Russe (ATP 7) va découvrir samedi le parfum si enivrant du dernier carré d’un Masters. Il a gagné le droit de défier Casper Ruud (21h) grâce à sa victoire en deux temps, vendredi soir, face à Stefanos Tsitsipas 3-6, 6-3, 6-2

Combien sont-ils, dans la galaxie des parieurs, à avoir misé sur Andrey Rublev à la fin de la première manche ? Certainement pas beaucoup. Car à cet instant, il n’y avait tout simplement pas de match sur le central du Pala Alpitour. Stefanos Tsitsipas servait mieux, bougeait mieux et il remportait même les rares séquences de bras de fer en coups droits croisés d’une partie un peu décousue. Autant dire que rien n’indiquait la possible fin de ce scénario à sens unique.

Un break libérateur

Que s’est-il donc passé pour que ce quart de finale bascule ? On a beau chercher, les signes avant-coureurs ne sont pas légion. Tout s’est donc joué sur quelques coups au huitième jeu de la deuxième manche. Le Grec y a retenu presque imperceptiblement deux ou trois frappes, Rublev s’est soudain retrouvé avec ses premières balles de break dans la raquette. Et un énorme coup droit long de ligne plus loin, il lâchait un hurlement sorti des tréfonds de son être. Break, égalisation à un set partout et libération totale, le Moscovite faisait d’un winner trois bienfaits. Il était devenu un autre joueur.

À partir de cet instant, Andrey Rublev prit même totalement possession du court. Il y mit la manière et une intensité qui transformèrent la manche décisive en formalité. «Stefanos frappait si fort en coup droit au premier set que j’ai eu du mal à trouver mon rythme, expliquait le Russe. Mais j’ai petit à petit réussi à mieux lire son jeu et ce break m’a permis de tourner le match.» Vainqueur à Dubaï, Marseille, Belgrade et Gijon cette année, Andrey Rublev va découvrir, samedi soir, l’ambiance des très gros matches, ceux qui peuvent vous faire changer de dimension. Est-il prêt pour ce grand saut? Son troisième set du soir donne envie d’y croire.

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