Vatican: Angela Merkel reçue 45 minutes par le pape
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VaticanAngela Merkel reçue 45 minutes par le pape

Cette rencontre privée s'est déroulée dans la salle de la bibliothèque au palais apostolique, en présence d'un interprète.

La Chancelière allemande a fait une visite éclair samedi dans la péninsule italienne.

La Chancelière allemande a fait une visite éclair samedi dans la péninsule italienne.

«Durant ces entretiens cordiaux a été rappelée la longue histoire des relations entre le Saint-Siège et l'Allemagne, et ont été abordés des thèmes d'intérêt commun comme la situation sociale et politique, économique et religieuse en Europe et dans le monde», a indiqué le Vatican dans un communiqué.

«La discussion a abordé en particulier la défense des droits de l'homme, les persécutions contre les chrétiens, la liberté religieuse et la collaboration internationale en faveur de la paix», selon le communiqué.

Cette première rencontre de Mme Merkel avec le successeur de Benoît XVI a aussi permis «un échange de vues sur l'Europe en tant que communauté de valeurs et sur sa responsabilité dans le monde, avec l'espoir d'un engagement de toutes les composantes civiles et religieuses en faveur d'un développement fondé sur la dignité de la personne et inspiré des principes de subsidiarité et de solidarité».

Fille d'un pasteur luthérien, la chancelière a déclaré peu après à la presse que les scandales et les excès de la finance dénoncés par l'ancien prélat sud-américain montraient que les mécanismes de contrôle essentiels (des marchés) n'avaient pas fonctionné correctement.

«Les crises ont éclaté parce que les règles de l'économie sociale de marché n'ont pas été observées», a-t-elle estimé. La chancelière allemande a ajouté que le durcissement de la réglementation des marchés financiers serait le principal point à l'ordre du jour de la rencontre du G20 en septembre à Saint-Petersbourg. (ats/afp)

200'000 personnes place Saint-Pierre

Quelque 200'000 membres de divers mouvements religieux se sont rassemblés samedi place Saint-Pierre en présence du pape François pour une rencontre organisée par le nouveau «ministère» pour la «Nouvelle évangélisation», a annoncé le Vatican.

«Nous assistons à une crise de l'homme, qui détruit l'homme», a déclaré le pape, qui à son arrivée a traversé à bord d'une jeep la foule des fidèles rassemblés place Saint-Pierre et Via della Conciliazione, la grande avenue qui mène jusq'au Tibre.

«Dans la vie publique, politique, s'il n'y a pas d'éthique, tout est possible (...) Nous lisons dans les journaux comment le manque d'éthique dans la vie publique fait tant de mal à l'humanité toute entière», a-t-il affirmé.

150 «réalités ecclésiales» - «Focolari», «Communion et Libération», «Chemin néo-catéchuménal», «Légionnaires du Christ», «Emmnanuel»... - venues des cinq continents ont participé à cette grande rencontre de Pentecôte, organisée dans le cadre de «l'Année de la foi» par le nouveau «ministère» pour la «Nouvelle évangélisation», créé en 2010 par Benoît XVI. Le pape a répondu directement à quatre questions posées par des fidèles.

Ce rassemblement, à l'occasion de la Pentecôte, fête de l'Esprit Saint, était prévu avant la démission de Joseph Ratzinger et a été maintenu par Jorge Bergoglio. Mgr Salvatore Fisichella, qui dirige le «ministère de la Nouvelle évangélisation», a défini les mouvements ecclésiaux comme «un des fruits les plus évidents» du Concile Vatican II (1962/65).

Très dynamiques, ces mouvements ont été parfois perçus comme une concurrence à la paroisse traditionnelle en crise. Dimanche, le pape doit célébrer en présence des participants à cette rencontre la messe de Pentecôte sur le parvis de la basilique Saint-Pierre.

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