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Attentat de BerlinAnis Amri était recherché depuis le mois de mai

Les services antiterroristes allemands recherchaient le Tunisien depuis au moins sept mois. La cellule dans laquelle il œuvrait avait été démantelée en novembre dernier, mais Anis Amri a quand même réussi à passer à l'action.

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Un an après l'attentat de Berlin, la chancelière allemande Angela Merkel, critiquée pour son manque d'empathie et des négligences de la part des autorités, rencontre les proches des victimes. (Lundi 18 décembre 2017)

Un an après l'attentat de Berlin, la chancelière allemande Angela Merkel, critiquée pour son manque d'empathie et des négligences de la part des autorités, rencontre les proches des victimes. (Lundi 18 décembre 2017)

AFP
La ville de Berlin accuse la police locale d'avoir falsifié un document qui aurait théoriquement pu conduire à l'arrestation d'Anis Amri avant qu'il ne commette l'attentat. (Mercredi 17 mai 2017)

La ville de Berlin accuse la police locale d'avoir falsifié un document qui aurait théoriquement pu conduire à l'arrestation d'Anis Amri avant qu'il ne commette l'attentat. (Mercredi 17 mai 2017)

AFP
Le ministre italien de l'Intérieur, Marco Minniti, a défendu jeudi devant la presse étrangère les deux policiers qui ont abattu Anis Amri. Les deux hommes sont soupçonnés d'être racistes ou nostalgiques du fascisme. (2 mars 2017)

Le ministre italien de l'Intérieur, Marco Minniti, a défendu jeudi devant la presse étrangère les deux policiers qui ont abattu Anis Amri. Les deux hommes sont soupçonnés d'être racistes ou nostalgiques du fascisme. (2 mars 2017)

AFP/archive

Le 10 mai dernier, la police de la Rhénanie-du-Nord-Westphalie avait averti ses collègues italiens et classé Anis Amri comme «individu dangereux», révèle la chaîne allemande WDR. Si Amri devait être arrêté lors d'un simple contrôle routier ou identifié lors d'une enquête, il était demandé aux forces de l'ordre transalpines de le retenir et de le signaler aux autorités allemandes. Mais Amri est resté un fantôme sept mois durant. Il a évolué dans l'ombre, avant de réapparaître le 19 décembre dernier en fonçant avec un camion-bélier dans un marché de Noël de la capitale allemande.

D'après «Il Corriere della Sera», les enquêteurs allemands et italiens tentent maintenant de savoir ce qu'a fait le terroriste depuis le mois de mai 2016. Et surtout s'il était actif dans une cellule qui a des ramifications aussi en Italie. Ce qui expliquerait pourquoi Anis Amri se trouvait vendredi 23 décembre à Sesto San Giovanni, près de Milan, où il a été abattu par la police.

L'Office fédéral de la police criminelle allemande cherche elle des liens avec une autre enquête qui a amené au démantèlement partiel d'une cellule de vingt jihadistes en novembre. Cinq membres ont été arrêtés, plus Amri qui a été tué. Une partie est donc encore active.

Peur de représailles

L'Italie se blinde avant la nuit de la Saint-Sylvestre. Les autorités craignent des représailles après la mort d'Anis Amri la semaine dernière. D'après «La Stampa», quelque 800 agents ont suivi un entraînement supplémentaire antiterroriste. L'aviation militaire a pour sa part déplacé deux chasseurs à Novare, pour protéger les villes du nord de la Péninsule. Et les hélicoptères servant à la recherche et au sauvetage ont été armés d'une mitraillette qui pourrait être utilisée contre d'autres appareils ou drones qui auraient des intentions hostiles. (20 minutes)

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