Terrorisme: Ankara et Washington ciblent l'EI
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TerrorismeAnkara et Washington ciblent l'EI

La Turquie et les Etats-Unis vont intensifier leurs opérations pour chasser les jihadistes de l'Etat islamique présents à la frontière turque dans le nord de la Syrie.

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry s'entretient avec le ministre turc des affaires étrangères Feridun Sinirlioglu.

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry s'entretient avec le ministre turc des affaires étrangères Feridun Sinirlioglu.

«Nous avons certains plans pour mettre fin au contrôle qu'exerce encore Daech (acronyme arabe de l'EI) sur une zone à notre frontière. Lorsque ces plans seront prêts, nos opérations se poursuivront avec de plus en plus d'intensité», a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères Feridun Sinirlioglu à l'agence de presse progouvernementale Anatolie.

«Nous ne permettrons pas à Daech de maintenir sa présence à notre frontière», a-t-il ajouté, «vous verrez dans les prochains jours».

Frontière à fermer «totalement»

Dans un entretien accordé mardi à CNN, le secrétaire d'Etat américain John Kerry a lui aussi évoqué le déclenchement d'une opération américano-turque pour sécuriser la frontière nord de la Syrie. «La frontière nord de la Syrie est maintenant fermée à 75% et nous entamons une opération avec les Turcs pour fermer les 98 km restants», a-t-il dit.

Lors de leur sommet qui s'est achevé lundi en Turquie, les dirigeants des vingt pays les plus riches de la planète ont souligné la nécessité de briser l'EI, le «visage du mal» selon le mot du président américain Barack Obama, après les attentats de Paris.

Longtemps accusé de complaisance envers les rebelles syriens les plus radicaux, Ankara a rejoint l'été dernier la coalition antijihadiste dirigée par les Etats-Unis, qui mène des frappes contre l'EI en Syrie et en Irak.

Voie logistique importante

La Turquie, qui accueille 2,2 millions de réfugiés syriens sur son sol, défend depuis des mois la création d'une zone sécurisée dans le nord de la Syrie pour accueillir les déplacés syriens sur leur propre sol. Mais ses alliés lui ont jusque-là opposé une fin de non-recevoir.

La zone frontalière entre la Turquie et la Syrie est une importante voie logistique de l'EI, par laquelle transitent les volontaires recrutés par l'organisation jihadiste, les armes et les produits de contrebande. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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