Actualisé 01.09.2015 à 04:08

Faites du bruit pour la Suisse

Anna Känzig: la reine du trac

Anna Känzig coache les participants suisses-alémaniques à «Faites du bruit pour la Suisse». Ses talents peuvent se réjouir: aucune musicienne ne vit et n'aime la musique autant qu'elle.

de
Lucien Esseiva/jfa

Le troisième album de la Zurichoise Anna Känzig, 31 ans, n'est pas encore terminé, mais le son de ce disque pourrait surprendre ses fans. Au lieu des musiques folk, des douces guitares et de sa voix d'ange, la Zurichoise a décidé de mettre des sons électroniques sur son nouveau disque «Sound And Fury». Contrairement à ce que l'on pourrait d'abord croire, ce nouveau style n'est pas un changement complet pour Anna. Il s'agit au contraire d'un retour à ses premières passions. «Dans les années 1990, j'écoutais beaucoup de trip-hop. Portishead, bien sûr, mais aussi des groupes suisses», confie Anna Känzig.

La musique est partout dans la vie de l'artiste. Elle a découvert cette passion à l'âge de 5 ans, quand elle a tenu une guitare dans les mains pour la première fois. Elle a tout de suite su qu'elle voulait devenir musicienne. Après la maturité, elle a étudié le chant dans une classe de jazz de la Haute Ecole d'art de Zurich et a reçu, en 2009, un parrainage et une invitation pour un concert au légendaire Montreux Jazz Festival. Sur son premier album, «Four Acres and no Horse», la Zurichoise s'est servie de ses acquis en jazz. Son deuxième disque tendait déjà beaucoup plus vers le folk. «Pour ce style, je n'avais besoin de rien, ni de personne. Le folk, je peux en faire toute seule», dit-elle.

«Ma vie? 98% musique, 2% de nature»

Depuis son dernier album, du temps a passé. Du temps pendant lequel la chanteuse s'est retirée de la vie publique, ne se produisant presque plus sur scène. La musique ne l'a pourtant pas quittée. «Des idées pour mes chansons me viennent dans des endroits bizarres, comme le tram ou quand je roule en vélo dans la ville», explique-t-elle. La jeune femme enregistre ces bouts de chansons dans son téléphone, car les idées se volatilisent vite.

La musique, c'est sa vie, assure Anna Känzig. «Seuls 2% de mes journées se font sans musique. Je les passe dans des endroits de nature «domptés», comme le Uetliberg», rigole-t-elle. Bien qu'elle fasse de la musique depuis longtemps et qu'elle soit déjà montée sur scène des centaines de fois, Anna a la sensation de mourir à chaque fois. «Je suis d'abord de mauvaise humeur, puis vient la peur nue. Au début, je devais parfois me faire vomir avant un concert», raconte-t-elle. La peur s'en va souvent après les premières chansons. Des fois, elle reste, dit Anna: «Alors, un concert devient épuisant.» Elle pourrait être «la reine du trac», plaisante-t-elle.

En tant que coach dans Faites du bruit pour la Suisse, la chanteuse veut partager sa joie ainsi que son amour de la musique.

Vous trouverez plus d'informations sur le projet ici.

Quelle est la tonalité de la Suisse?

C'est ce que 20 minutes et Coop veulent découvrir. Quatre artistes – le Romanche Snook, Alejandro de Suisse romande, les Tessinois de Make Plain et enfin Anna Känzig d'outre-Sarine – sont à la recherche de musiciens talentueux pour former un gigantesque groupe et chanter dans les quatre langues du pays. Explosion des barrières linguistiques! Quant au refrain, c'est tout le pays qui prendra part au jeu. La population deviendra ainsi le plus grand choeur de Suisse.

Plus d'infos sur : faitesdubruit.20min.ch

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