Vaud: Anne-Catherine Lyon se retire de la course
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VaudAnne-Catherine Lyon se retire de la course

La conseillère d'Etat ne participera pas aux élections cantonales de 2017.

Anne-Catherine Lyon

Anne-Catherine Lyon

photo: Keystone

La conseillère d'Etat Anne-Catherine Lyon retire sa demande de dérogation. Lâchée par le Comité directeur du parti socialiste vaudois, elle abandonne l'idée de rempiler pour un tour au gouvernement lors des élections au printemps prochain.

Sous le feu de critiques, parfois virulentes, depuis qu'elle avait annoncé dans la presse son envie de se représenter, la cheffe du Département de la formation, de la jeunesse et de la culture jette l'éponge. Une décision qui tombe après un préavis défavorable du Comité directeur à sa demande de dérogation à la limitation des mandats.

Dans une lettre diffusée vendredi, Anne-Catherine Lyon écrit espérer ainsi «offrir au Parti socialiste vaudois les meilleures chances de victoire». Et d'expliquer son attitude: «Je m'étais mise à la disposition du parti persuadée que l'excellent bilan de la majorité de gauche au Conseil d'Etat justifiait qu'il présente à nouveau ses trois sortants».

Message limpide

Mais le comité directeur ne l'a pas soutenue dans sa démarche. Et le signal était clair: à l'unanimité, moins deux abstentions, il lui a opposé un vote négatif. La juriste de formation, âgée de 53 ans, a compris le message. Et décidé de tirer la prise après trois mandats à l'exécutif, dans un département particulièrement exposé où ses prédécesseurs s'étaient bien vite cassé les dents.

Du côté du PSV, on explique. Ce sont les enjeux «stratégiques» qui ont pesé, pas le bilan de la ministre ni sa personne, souligne Stéphane Montangero, son président. Dans son communiqué, le parti loue ainsi le bilan de la ministre qu'il juge «excellent».

Ok pour Maillard

Si le comité a émis un préavis défavorable, alors qu'il soutient la demande du sortant Pierre-Yves Maillard, c'est qu'il estime que «le fait de se lancer dans les cantonales 2017 avec trois sortants (ndlr: ajoutez Nuria Gorrite) risque d'engendrer une situation de double départ à la fin de la législature suivante, et ainsi de reporter un problème, en l'amplifiant».

Il a donc opté pour un renouvellement partiel. Quant à son soutien au chef du gouvernement, le comité le justifie par différents arguments: Pierre-Yves Maillard est une locomotive électorale et il ne nécessite une dérogation que pour un mois puisque son élection s'est faite en cours de législature.

Le score était là aussi sans équivoque. Le conseiller d'Etat a obtenu une unanimité favorable, moins une voix contre et une abstention.

La suite

La prochaine étape de la course au Conseil d'Etat a lieu mardi 27 septembre à Lausanne. La demande de dérogation de Pierre-Yves Maillard y sera notamment abordée.

La jeunesse socialiste, qui avait ouvertement annoncé qu'elle ne soutiendrait pas les demandes de dérogation des deux ministres sortants dans une volonté de respect des règles, a déjà annoncé la couleur. Elle s'opposera à la demande du ministre de la santé.

«Ce n'est pas une lutte contre lui», insiste son porte-parole Romain Pilloud. «Mais on a de la relève, on a des candidates potentielles compétentes».

Succession

Qui? Il garde cela pour lui. Tout comme Stéphane Montangero qui se refuse à tout commentaire sur des papables. Est-ce forcément une femme qui doit succéder à Anne-Catherine Lyon, par exemple? «Non», répond-il en se basant sur les statuts du parti.

Les échéances suivantes sont le congrès du 5 novembre pour fixer le programme du parti. Puis le 4 janvier, le délai pour les candidats aux élections cantonales, suivi du congrès le 14 janvier qui désignera le ticket socialiste pour le scrutin au gouvernement. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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