Actualisé 02.08.2019 à 18:40

Suisse

Annemarie Huber-Hotz, la 1ère chancelière n'est plus

Annemarie Huber-Hotz, première femme élue chancelière de la Confédération, est décédée d'une insuffisance cardiaque.

Annemarie Huber-Hotz était également président de la Croix-Rouge suisse.

Annemarie Huber-Hotz était également président de la Croix-Rouge suisse.

Keystone/Martial Trezzini

La première chancelière de la Confédération Annemarie Huber-Hotz, 70 ans, est décédée subitement d'une insuffisance cardiaque le 1er août. Cela s'est produit au cours d'une randonnée avec sa famille dans la région du Lac Noir (FR).

Le Conseil fédéral et la Chancellerie fédérale réagissent avec consternation à l'annonce de la mort de l'ancienne chancelière Annemarie Huber-Hotz, ont-ils indiqué dans un communiqué vendredi soir. De son côté, le politologue Claude Longchamp salue la femme avec un tweet: «R.I.P. Annemarie. Votre travail pour la Suisse (et votre discours pour mon cinquantième anniversaire) vont rester dans toutes les mémoires.»

La zougoise d'origine laisse derrière elle son mari, ses trois enfants, son gendre, sa belle-fille et ses quatre petits-enfants, peut-on lire dans un communiqué publié par la famille vendredi soir.

La radicale, née le 16 août 1948 à Baar (ZG), avait été la première femme élue chancelière de la Confédération en 1999. Elle avait démissionné en 2007 après avoir occupé ce poste pendant huit ans.

Empreinte

Mme Huber-Hotz a laissé son empreinte à la Chancellerie, selon le Conseil fédéral dans un communiqué. Elle a soutenu avec compétence le travail du gouvernement jour après jour. Dès le début de son mandat, elle a repensé le fonctionnement de la Chancellerie: avec la nouvelle Constitution fédérale, celle-ci et les services parlementaires ont été définitivement séparés.

Annemarie Huber-Hotz a toujours estimé que son travail de chancelière était un privilège. Elle a compris comment aborder et écouter les autres. Avec son plaisir de travailler, sa curiosité permanente et sa générosité, elle était un modèle pour ses semblables, a poursuivi le Conseil fédéral.

Engagement

Le gouvernement suisse n'est pas le seul à réagir à cette disparition. Le PLR et différents politiciens saluent l'engagement, la vision et l'empathie de la haute fonctionnaire.

Après avoir quitté la Confédération, Mme Huber-Hotz avait repris la présidence de la Société suisse d'utilité publique jusqu'en 2011.

Et de 2011 à juin 2019, elle a assumé la tâche de présidente de la Croix-Rouge suisse et celle de vice-présidente de la Fédération des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. Et ce n'était là que quelques-un de ses engagements.

Longue carrière au Parlement

Avant de servir la Chancellerie, Mme Huber-Hotz avait travaillé pour le Parlement. Elle y a d'abord été engagée en 1978 comme collaboratrice du secrétaire général de l'Assemblée fédérale, avant d'occuper pendant douze ans le poste de secrétaire du Conseil des Etats. Elle a été secrétaire générale du Parlement de 1992 à 1999.

Enfant, Annemarie Huber-Hotz a suivi ses écoles à Baar et à Zoug avant de continuer ses études en sciences politiques à Berne, Uppsala, Genève et Zurich. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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