Piraterie informatique: «Anonymous» s'attaque au Pentagone
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Piraterie informatique«Anonymous» s'attaque au Pentagone

Les pirates informatiques connus sous le nom de «Anonymous» ont révélé avoir pillé une entreprise proche du Pentagone.

Le collectif «Anonymous» a publié une liste d'adresses électroniques et de mots de passe que ses pirates affirment avoir pillés depuis le réseau de Booz Allen Hamilton, une entreprise qui conseille notamment le ministère américain de la Défense.

Anonymous a affirmé lundi avoir mis en ligne plus de 90'000 adresses dérobées depuis un serveur non protégé de Booz Allen Hamilton.

«Anonymous affirme avoir effacé 4 gigaoctets de codes source, révélant ainsi des informations susceptibles de les aider à attaquer le gouvernement américain et ses contractuels», a expliqué l'entreprise de sécurité Sophos sur son blog, précisant que la véritable victime de cette intrusion était «le gouvernement américain».

Booz Allen Hamilton a confirmé mardi après-midi avoir subi une «attaque illégale contre son système informatique».

Attaque illégale

La société «a confirmé que la publication sur internet hier (lundi) de certains dossiers de données résultait d'une attaque illégale».

«Nous menons un examen complet de la nature et de l'étendue de l'attaque. Pour le moment, nous ne pensons pas que l'attaque soit allée au-delà de données liées à un système de gestions de formations d'une agence gouvernementale», a-t-elle précisé dans un communiqué.

La société a précisé qu'elle avait pour politique de ne pas communiquer sur ce genre de sujets, mais qu'elle avait décidé cette fois-ci de déroger à la règle vu toute la «publicité» donnée à l'incident.

Une «menace» selon l'Otan

Le collectif «Anonymous» est considéré par l'Otan comme une «menace» en raison des risques de piratage ou de blocage informatique qu'il fait peser sur les systèmes de l'Alliance atlantique.

Parfois qualifié de «Robin des Bois» informatique, «Anonymous» s'est fait connaître notamment par des attaques contre les sites de cartes de crédit américaines Visa et MasterCard, en réponse à leur décision de bloquer les versements au site de publication d'informations confidentielles WikiLeaks.

Cette organisation a déjà été visée par des opérations policières aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en Espagne et en Italie. (afp)

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