Basketball: Antetokounmpo renverse Boston, Memphis étrille Golden State

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BasketballAntetokounmpo renverse Boston, Memphis étrille Golden State

Grâce à leur «Greek Freak», les Bucks mènent 3-2 en demi-finales de Conférence Est. A l’Ouest, les Grizzlies se sont relancés face aux Warriors.

Avec ses 40 points et 11 rebonds, Giannis Antetokounmpo a fait très mal aux Celtics.

Avec ses 40 points et 11 rebonds, Giannis Antetokounmpo a fait très mal aux Celtics.

USA TODAY Sports

Milwaukee, tracté par la force herculéenne de Giannis Antetokounmpo, 40 points, s’est imposé à l’arraché à Boston (110-107), pour entrevoir la finale de conférence Est, mercredi, en play-off NBA, où Memphis a humilié Golden State (134-95), pour rester en vie à l’Ouest.

«Ne jamais sous-estimer le cœur d’un champion», avait dit en 1995, Rudy Tomjanovich, coach des Houston Rockets, période Hakeem Olajuwon, qui venaient de réussir le doublé, bien que donnés perdants. Les Bucks, qui mènent désormais 3-2 dans cette série au cordeau, ont fait leur cet adage, tant ils sont revenus de loin dans cette cinquième rencontre encore intense, dans le chaudron du TD Garden.

Retournement de situation

Menés de 14 unités, ils s’en sont remis à Antetokounmpo, qui les a portés à bout de bras. Au 2e quart-temps, 15 des 19 points de l’équipe ont été marqués par Giannis, auteur d’un double-pas, dont la gestuelle, bras tendu passant par-dessous le cercle, a rappelé la folle action réussie par l’ex-idole des Sixers, Julius Erving… il y a 42 ans jour pour jour, contre les Lakers, en finale du championnat.

Le «Greek Freak», qui a shooté à 16/27 (11 rbds), ne fut toutefois pas seul jusqu’au bout. Après son panier derrière l’arc (105-102), pour répondre à une claquette-dunk exceptionnelle d’Al Horford encore solide (8 pts, 8 rbds, 6 passes, 3 interceptions), le MVP 2019 et 2020, ouvert sous l’arcade droite après un choc, a ensuite manqué un lancer franc crucial.

Boston condamné à l’exploit

Mais s’est élevé au rebond Bobby Portis (14 pts, 15 rbds) qui venait pourtant de tergiverser sur deux actions, avant que Jrue Holiday (24 pts, 8 passes) ne se montre décisif par un contre et une interception sur Marcus Smart (15 pts), qui risque d’en faire des cauchemars.

Le sursaut d’orgueil des Bucks, en l’absence de Khris Middleton (genou), leur évite d’être dos au mur. Mieux: il met au bord du précipice des Celtics qui devront créer l’exploit vendredi, dans le Wisconsin. Pour s’y être imposés au match N.4, ils en sont capables. D’autant que Jayson Tatum (34 pts, 6 rbds) et Jaylen Brown (26 pts, 8 rbds, 6 passes) ont répondu présent.

Warriors ridiculisés

A l’Ouest, devant leur public, les Grizzlies ont eux mis tout leur cœur et toutes leurs griffes pour revenir à 3-2 face à des Warriors apathiques, qui ont ressemblé à des poussins face à des professionnels et ont fini concassés. Ils ont déploré jusqu’à 55 unités de retard, dans les temps de leur record de franchise en play-off (défaite par 56 points d’écart en 1973 face aux Lakers). Le tout sans la star d’en face, Ja Morant, blessée au genou droit.

On n’imaginait pourtant pas Golden State jouer pire basket que celui d’il y a deux jours, lors du match No 4 remporté miraculeusement, après avoir bataillé pour prendre l’avantage pour la première fois à 45 secondes du terme et le tenir.

«C’était affreux»

Les Californiens, dont l’entraîneur Steve Kerr est sous protocole Covid, ce qui peut expliquer beaucoup de choses, y sont pourtant bien parvenus. Et cette fois, ce n’est pas tant leur maladresse en attaque – Stephen Curry (14 pts) et Klay Thompson (19 pts) ont certes peu shooté mais plutôt correctement – que leur degré zéro de combativité, assez indigne de leur surnom, qui est en cause. «C’était affreux, embarrassant», a déploré Thompson. «Nous avions tous l’intention de conclure ce soir, mais parfois le basket est une science inexacte et nous avons été l’ombre de nous-mêmes.»

Le contraste a été saisissant avec leurs adversaires en mode survie, qui ont imposé le défi physique et se sont battus sur tous les ballons, prenant notamment 18 rebonds offensifs qui ont fait presque autant de seconds tirs ayant fait mouche.

Les Grizzlies, qui ont su limiter toute «Morant-dépendance» durant la saison régulière (20 victoires en 25 matches), ont ainsi fait une démonstration de force collective avec sept joueurs à au moins dix points, Jaren Jackson Jr, Desmond Bane et Tyus Jones en ayant chacun inscrit 21. Ils ont prouvé qu’ils vendront très chèrement leur peau. A Golden State de s’en souvenir vendredi.

Jokic officiellement MVP

Nikola Jokic, incarnation de la domination des basketteurs étrangers en NBA et de l’ère des géants ultra-polyvalents, est devenu le 13e joueur de l’histoire désigné MVP de la saison régulière pour la deuxième saison d’affilée. Âgé de 27 ans, le pivot des Denver Nuggets fait désormais partie du même club que Bill Russell, Wilt Chamberlain, Kareem Abdul-Jabbar, Moses Malone, Larry Bird, Magic Johnson, Michael Jordan, Tim Duncan, Steve Nash, LeBron James, Stephen Curry et Giannis Antetokounmpo. Tous des légendes, qui à l’exception de Nash et de lui-même, ont été aussi champions.

«Juste être en compagnie de Bill (Russell) et de tous les gars qui ont marqué l’histoire de cette ligue et de ce sport… Je veux dire, juste ça, ça en dit long. Ça signifie beaucoup», a réagi, dans l’émission NBA on TNT, le «Joker» qui a enregistré des moyennes de 27,1 points à 58,3% de réussite, 13,8 rebonds et 7,9 passes cette saison, améliorant ses statistiques dans quasiment chaque secteur par rapport à l’exercice précédent.

Plébiscité par 65 journalistes sur 100 à la première place, il a, comme l’an passé, devancé le pivot camerounais de Philadelphie, Joel Embiid. La troisième place est revenue au Grec Giannis Antetokounmpo, double lauréat en 2019 et 2020.

(AFP)

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