Football - Super League: Antoine Rey, mieux vaut tard que jamais

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Football - Super LeagueAntoine Rey, mieux vaut tard que jamais

Porté en triomphe sur la pelouse de la Gurzelen par les tifosi de Lugano, le Vaudois, un drapeau «bianconero» à la main, découvrira enfin la Super League à 29 ans.

L'image restera gravée dans le livre d'histoire du FC Lugano, et dans l'album photos personnel d'Antoine Rey.

Porté en triomphe par les supporters de Lugano, le milieu récupérateur, un drapeau bianconero à la main, a dirigé les chants de victoire en cette soirée de liesse: Lugano sera cet été de retour dans une élite qu'il avait quittée en 2002.

L'ancien joueur du Lausanne-Sports aura donc dû traîner ses 168 cm tout au long de treize saisons, de près de 260 matches de Challenge League, de pas loin de 50 rencontres en 2e ligue interrégionale ou en 1re ligue pour obtenir le droit de goûter à l'élite du football suisse. Enfin.

Finalmement

«Oui, enfin!, soupire-t-il. Enfin pour Lugano, qui a plusieurs fois échoué aux portes de la Super League ces dernières années. Le club l'a bien mérité.» Enfin aussi - et surtout d'un point de vue personnel - pour lui, le fidèle soldat, le porteur d'eau dont la générosité lui a valu l'amour du public de la Pontaise puis de celui du Cornaredo. Emu, le Vaudois ne répond à la relance que par un sourire en coin, un regard malicieux et un léger hochement de tête.

Il n'est pas dans sa nature de se mettre en avant. Devant les médias comme sur le terrain, Antoine Rey est au service de son club. Alors il parle de son club. «Nous avons connu un début de saison difficile mais, dès que nous avons été au complet, nous avons été la meilleure équipe du championnat. Il y a bien sûr eu quelques moments compliqués, mais comme pour tout le monde. C'est la règle du jeu sur l'ensemble d'une saison.»

Des larmes de tristesse aux larmes de joie

Tout en répondant, le milieu de terrain regarde, plein d'envie, ses partenaires jubiler un peu plus loin. Il a trop attendu pour en perdre une miette. L'ironie a désigné la Gurzelen comme le théâtre de cet accomplissement. Ce même stade où, quatre ans plus tôt, le Lausanne-Sport qu'il avait quitté pour le Tessin obtenait sa promotion en Super League tandis que lui et les Luganais - lesquels avaient compté 14 points d'avance à sept journées de la fin - devaient sécher leurs larmes du côté de la Blancherie de Delémont.

Mais cette fois-ci, c'est son tour. «J'espère», tempère-t-il, conscient qu'il y aura peut-être de la casse dans l'effectif avec cette montée en Super League. Antoine Rey est encore sous contrat et ne voit aucune raison d'aller ailleurs. «Normalement, je serai encore à Lugano la saison prochaine.» Donc en Super League. Enfin. (ats)

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