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ONUAntonio Guterres va succéder à Ban Ki-moon

Le Portugais doit encore être approuvé par l'Assemblée générale de l'ONU, ce qui devrait être une formalité.

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L'ancien premier ministre portugais, Antonio Guterres, a officiellement été intronisé lundi 9e secrétaire général des Nations unies. (New York, 12 décembre2016)

L'ancien premier ministre portugais, Antonio Guterres, a officiellement été intronisé lundi 9e secrétaire général des Nations unies. (New York, 12 décembre2016)

AFP
Le président américain Barack Obama a félicité au téléphone Antonio Guterres après sa récente nomination au poste de secrétaire général des Nations unies. (Mardi 18 octobre 2016)

Le président américain Barack Obama a félicité au téléphone Antonio Guterres après sa récente nomination au poste de secrétaire général des Nations unies. (Mardi 18 octobre 2016)

AFP
Antonio Guterres, 67 ans, ex-Haut commissaire de l'ONU aux réfugiés et ancien Premier ministre du Portugal, a été nommé à la tête de l'ONU pour une durée de cinq ans. (13 octobre 2016)

Antonio Guterres, 67 ans, ex-Haut commissaire de l'ONU aux réfugiés et ancien Premier ministre du Portugal, a été nommé à la tête de l'ONU pour une durée de cinq ans. (13 octobre 2016)

Reuters

L'ancien premier ministre portugais Antonio Guterres a obtenu le soutien unanime des 15 membres du Conseil de sécurité de l'ONU pour devenir le prochain secrétaire général des Nations unies. Il a aussitôt promis de «faire preuve d'humilité pour servir les plus vulnérables».

Formellement, Antonio Guterres, qui a dirigé le Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR) de 2005 à 2015, doit encore être élu par l'Assemblée générale, probablement jeudi prochain. Sauf coup de théâtre, il succédera donc à Ban Ki-moon, dont le deuxième mandat de cinq ans expire à la fin de l'année. Il deviendra le neuvième homme à occuper ce poste hautement stratégique depuis la création des Nations unies en 1945.

Lors de la réunion qui s'est tenue jeudi à huis clos, des applaudissements ont fusé après l'adoption à l'unanimité de la motion qui le recommandait pour un mandat de cinq ans, ont indiqué des diplomates. Il était le favori après avoir terminé en tête des six scrutins préliminaires.

Lauriers de Ban Ki-moon

L'ancien premier ministre portugais a exprimé l'espoir que sa désignation, «consensuelle» et «rapide», sera «symbolique d'une capacité du Conseil de sécurité d'agir en unité et en consensus pour pouvoir répondre rapidement aux terribles défis de notre temps», lors d'une déclaration à la presse à Lisbonne.

«Je connais très bien M. Guterres et je considère qu'il constitue un excellent choix», a déclaré Ban Ki-moon à Rome. Il «a montré une forte compassion pour les millions de gens forcés de quitter leur foyer», a ajouté l'actuel chef de l'ONU.

«Je suis sûr qu'il continuera à porter le flambeau sur tous les défis-clés, du renforcement des opérations de maintien de la paix au développement durable, à la défense des droits de l'homme et à l'allègement des souffrances humanitaires», a déclaré Ban Ki-moon à la presse.

Soutien unanime

L'ambassadeur russe aux Nations unies, Vitali Tchourkine, a souligné que son expérience à la tête du HCR lui a donné une bonne connaissance des conflits sanglants sur lesquels le Conseil de sécurité doit se pencher.

«C'est quelqu'un qui parle à tout le monde, qui écoute tout le monde, qui dit ce qu'il pense, il est très ouvert donc je suis très heureux que nous nous soyons rassemblés autour de M. Guterres», a-t-il dit. L'ambassadeur français François Delattre a salué de son côté un dirigeant «capable de rassembler les nations et la communauté des nations».

Homme d'action

Antonio Guterres a occupé la fonction de premier ministre du Portugal entre 1995 et 2002. Ce polyglotte âgé de 67 ans parle couramment français. Ingénieur de formation, fervent catholique, le socialiste se décrit lui-même comme un homme d'action.

Durant ses deux mandats à la tête du HCR, il s'est battu sans relâche pour les droits des migrants. Il a aussi réussi à réformer la structure interne de l'institution, améliorant son efficacité en permettant le déploiement de plus de personnel sur les points chauds. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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