Genève: Antonio Hodgers veut une ville plus végétale
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GenèveAntonio Hodgers veut une ville plus végétale

Le conseiller d'Etat genevois Antonio Hodgers veut des logements de meilleure qualité avec plus de verdure autour.

Antonio Hodgers a mis en place plusieurs réformes pour des logements de meilleure qualité.

Antonio Hodgers a mis en place plusieurs réformes pour des logements de meilleure qualité.

Keystone

Antonio Hodgers reconnaît que Genève est tombée «dans certains écueils» lors de la construction de nouveaux logements. Le conseiller d'Etat en charge du Département du territoire assure toutefois que les choses sont en train de changer, notamment en matière de verdure.

Ces dernières années, une série de réglementations «a conduit à une standardisation de la production de logements», relève Antonio Hodgers, dans une interview accordée samedi à la «Tribune de Genève». «J'ai donc mis en place plusieurs réformes pour améliorer la qualité, mais leurs effets ne seront visibles que dans plusieurs années», assure-t-il.

Désormais, grâce à un système de points, le promoteur «est incité à produire des bâtiments de meilleure qualité», continue le président du Conseil d'Etat. «Je ne veux plus de ces projets où on rabote les coûts au point de supprimer les balcons», illustre-t-il.

Cette amélioration qualitative coûtera plus cher - environ 50 francs par mois pour un quatre-pièces -, mais le magistrat Vert assume. «Je préfère un appartement un peu plus cher mais où les gens se sentent bien logés et dont ils sont fiers», affirme-t-il.

Ville plus verte

Le conseiller d'Etat explique également qu'il est en train de «corriger le tir» pour offrir davantage de verdure aux nouveaux quartiers. «Nous y planifions la création de 900'000 m2 d'espaces verts, dont 50% seront des parcs à usage public, soit près de huit fois le parc des Bastions», note-t-il.

En ville, Antonio Hodgers dit aussi mettre en place «un programme ambitieux de conservation et de plantation d'arbres», nécessaire notamment pour lutter contre la chaleur. «En 2100, Genève sera chaude comme une ville des Pouilles. Nous avons mis en place une cartographie. La ville sera beaucoup plus végétale et aussi blanche, afin de repousser la chaleur», dit-il. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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