Actualisé 25.02.2011 à 07:18

Sécurité

APM suspendus en périphérie de la Ville

Après Vernier, Lancy, Chêne-Bougeries et une troisième commune genevoise ont suspendu des agents de police municipale (APM). Malaise?

de
dti/rle
Après Vernier, Lancy, Chêne-Bougeries et une troisième commune genevoise ont suspendu des agents de police municipale

Après Vernier, Lancy, Chêne-Bougeries et une troisième commune genevoise ont suspendu des agents de police municipale

Voilà bientôt trois ans que deux APM sont suspendus à Vernier. Ils ne sont toujours pas réintégrés (voir encadré). Des collègues d'autres communes pourraient connaître le même sort.

Début février, l'APM de Lancy qui avait dénoncé les agissements de son chef, qu'il accuse de faire sauter des amendes, a été suspendu par le Conseil administratif.

Lundi, c'était au tour d'un agent de la commune de Chêne-Bougeries de se voir écarté, «pour des raisons incompréhensibles», selon lui. Dans ces deux cas, une enquête administrative ayant été ouverte, les magistrats concernés ne souhaitent pas s'exprimer.

Une troisième affaire est en cours dans une autre commune. Menacé de suspension, l'APM est en arrêt maladie. «Certains conseillers administratifs chargés de la sécurité n'ont aucune expérience dans ce domaine, explique l'avocat d'un banni. Ils exigent de leurs agents des tâches qui ne correspondent pas à leur mission».

Pierre Maudet, président de la commission sécurité de l'Association des communes genevoises, n'a pas constaté de malaise global. «Il peut y avoir des transferts d'agents entre communes, dit-il. Mais ce n'est pas inhabituel».

Ces couacs n'empêchent pas le recrutement. Tant la Ville que de nombreuses autres communes cherchent à renforcer leurs effectifs. Plus de 60 dossiers ont d'ailleurs été déposés à Genève.

Vernier tente de régler la situation

La deuxième ville du canton est en pourparlers avec ses deux APM, suspendus pour comportement inadéquat. Selon nos informations, un accord pourrait intervenir la semaine prochaine. Le premier agent devrait partir en pré-retraite alors qu’une enquête l’a blanchi. Le second a été engagé à Carouge et ce, même si le Tribunal fédéral lui enjoint de se soumettre à une investigation.

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!