Actualisé 10.07.2013 à 12:44

GrèceAppel à la grève générale le 16 juillet

Les syndicats refusent de troquer des emplois dans le secteur public contre des prêts de l'Union européenne et du Fonds monétaire international.

Des travailleurs municipaux attendent devant un bâtiment de la capitale grecque.

Des travailleurs municipaux attendent devant un bâtiment de la capitale grecque.

Les syndicat grecs du privé et du public ont annoncé mercredi un appel à la grève générale pour le 16 juillet contre un nouveau plan de suppressions d'emplois dans le secteur public prévu par le Gouvernement grec en échange de prêts de l'UE et du FMI.

Réponse aux renvois massifs

Les centrales grecques du privé et du public, GSEE et Adedy, ont décidé lors d'une réunion d'urgence d'appeler à «une grève générale de 24 heures le 16 juillet» pour protester contre le projet de loi sur les licenciements, selon un communiqué commun.

Le Gouvernement conservateur a présenté mardi au Parlement un projet de loi prévoyant le redéploiement de postes de fonctionnaires, qui a soulevé un vaste mouvement de protestation.

Le ministre des Finances, Yannis Stournaras, a demandé au Parlement de voter ce projet de loi avant le 19 juillet, pour permettre à la Grèce de recevoir le versement de la première tranche du plan de sauvetage accordé par l'Union européenne et le Fonds monétaire international.

Austérité et chômage record

Le dernier plan de réduction d'effectifs, qui s'est traduit par des suppressions d'emplois dans l'enseignement et dans les services municipaux, est encore frais dans la mémoire des Grecs qui vivent leur quatrième année de cure d'austérité et de chômage record.

La Grèce s'est engagée à mettre en place un programme énergique de réformes en échange d'un nouveau plan de sauvetage de 6,8 milliards d'euros de la part de ses créanciers internationaux - l'UE, la Banque centrale européenne (BCE) et le FMI. (afp)

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