Actualisé 28.07.2014 à 10:18

Proche-Orient

Appel à un «cessez-le-feu humanitaire immédiat»

Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté dans la nuit de dimanche à lundi une déclaration unanime appelant à une trêve humanitaire «immédiate et sans conditions» à Gaza.

Israël et le Hamas ont pratiquement cessé les hostilités avant la fête musulmane du Fitr lundi.

Le Conseil de sécurité de l'ONU et les Etats-Unis ont appelé à un cessez-le-feu durable à Gaza, où trois semaines de conflit ont fait plus de 1030 morts.

A l'exception d'un tir de roquette palestinien sur la ville israélienne d'Ashkelon le matin et une attaque de l'armée sur le secteur d'origine du tir à Gaza, il n'y a pas eu de bombardement depuis 23H00 dimanche.

Cette trêve non déclarée, entamée à quelques heures de la grande fête musulmane de l'Aïd el-Fitr marquant la fin du ramadan, est intervenue après une journée marquée par des annonces et des violations de cessez-le-feu.

Belligérants sous pression

Face au lourd tribut payé par les civils palestiniens dans ce conflit qui a dévasté la bande de Gaza, où 1,8 million d'habitants souvent très jeunes s'entassent dans la misère, la communauté internationale a accentué la pression pour que cesse le bain de sang.

Le président américain Barack Obama est personnellement monté au créneau pour réclamer un arrêt de la guerre déclenchée le 8 juillet par une offensive militaire israélienne destinée à anéantir les capacités militaires du mouvement islamiste Hamas, au pouvoir à Gaza. L'enclave est soumise à un blocus israélien depuis 2006 et est entièrement dépendante de l'aide humanitaire.

A New York, les 15 pays membres du Conseil de sécurité de l'ONU, réunis en urgence, ont eux aussi exprimé dans une déclaration unanime leur «fort soutien à un cessez-le-feu humanitaire immédiat et sans conditions, permettant de fournir une aide indispensable et urgente».

Lever le blocus

Le représentant palestinien à l'ONU Ryad Mansour a regretté que le Conseil n'ait pas adopté une résolution plutôt que cette simple déclaration, et qu'il n'ait pas appelé à la levée du blocus imposé à Gaza.

«On ne peut pas garder 1,8 million de personnes enfermées dans cette immense prison», a plaidé M. Mansour en accusant le Conseil de sécurité de «traîner les pieds».

En trois semaines, les raids aériens et les tirs d'artillerie israéliens ont fait 1035 morts et quelque 6000 blessés dans la bande de Gaza, où les destructions sont considérables et où plus de 170'000 personnes ont dû trouver refuge dans les bâtiments de l'ONU. Les trois-quarts des morts sont des civils, selon l'ONU.

De son côté l'armée israélienne a perdu 43 soldats, Trois civils ont aussi été tués par des roquettes.

(ats)

Un enfant palestinien de 4 ans tué par un tir israélien

Un enfant palestinien de 4 ans a été tué lundi matin par un tir de char israélien dans le nord de la bande de Gaza, ont rapporté les secours. Il s'agit du premier décès annoncé en ce jour de fête musulmane du Fitr. L'enfant est mort quand un obus est tombé sur une maison de Jabaliya, une banlieue dévastée par la guerre à l'est de la ville de Gaza. Une trêve non annoncée semblait s'installer dans le territoire palestinien malgré des combats sporadiques.

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