07.04.2017 à 22:09

Appenzell Rhodes-ExtérieuresAppel aux dons pour avoir un deuxième enfant

Un couple de Wolfhalden a distribué plus de 400 lettres dans la localité appenzelloise, demandant aux habitants de l'aider à financer une fécondation in vitro. Les avis sont mitigés.

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Pour l'instant, seuls 450 francs ont été récoltés.

Pour l'instant, seuls 450 francs ont été récoltés.

Keystone

Les raisons qui poussent à lancer un appel aux dons sont multiples. Mais celles qui motivent un couple de Wolfhalden (AR) sont peu communes. Martina et Emil Koler souhaitent récolter un maximum d'argent pour avoir recours à une fécondation in vitro, révèle ce vendredi «Blick». Les deux quadragénaires, qui ont déjà usé de cette méthode pour concevoir leur fille de 8 mois, ont distribué au cours des derniers jours plus de 400 lettres dans la localité appenzelloise.

«Nous ne pouvons pas réaliser notre rêve pour des questions financières. Voilà pourquoi nous dépendons de votre aide», écrit le couple, qui explique qu'un essai coûte environ 13'000 francs et que souvent il en faut plusieurs pour tomber enceinte. Contacté par le journal alémanique, Emil explique: «Nous avons bien réfléchi. Nous avons lancé cet appel aux dons parce que nous n'avons personne qui peut nous aider dans la famille.»

50'000 francs de frais médicaux

Il ajoute que lui et sa femme ont déjà dû débourser une grosse somme d'argent pour avoir leur petite Alina. Quatre essais ont été nécessaires avant que Martina tombe enceinte. Résultat: 50'000 francs de frais médicaux.

«Nous ne voulons pas qu'Alina grandisse toute seule. Nous avons de la place dans la maison, sommes indépendants financièrement et voulions depuis toujours avoir un deuxième enfant», affirme de son côté Martina. A la question de savoir comment le couple peut prétendre être indépendant financièrement s'il dépend de dons pour concevoir un deuxième enfant, il répond: «Nous avons une responsabilité envers notre fille Alina. Nous ne voulons pas dépenser toutes nos réserves d'argent.»

«Nous assumons notre choix»

Pour l'instant, seuls 450 francs ont été récoltés au cours des deux dernières semaines. En attendant, leur action est LE sujet de conversation à Wolfhalden. «La moitié des gens nous congratule et salue notre courage et l'autre moitié nous critique.» Selon «Blick», la famille reçoit des lettres haineuses et des coups de fil de gens en colère presque tous les jours. «Nous assumons notre choix et acceptons l'avis des autres tant qu'on peut discuter normalement», précise Martina.

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