Irlande du Nord - Appels au calme après une manifestation qui a dégénéré à Belfast
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Irlande du NordAppels au calme après une manifestation qui a dégénéré à Belfast

Huit policiers ont été blessés vendredi soir au cours de heurts survenus dans un quartier loyaliste de la capitale. Les autorités exhortent à ne pas «retomber dans le passé».

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La police nord-irlandaise a déclaré dimanche avoir fait l’objet d’une «attaque orchestrée» et avoir arrêté un homme lors d’une nouvelle nuit de violences dans la province britannique. (Dimanche 4 avril 2021)

La police nord-irlandaise a déclaré dimanche avoir fait l’objet d’une «attaque orchestrée» et avoir arrêté un homme lors d’une nouvelle nuit de violences dans la province britannique. (Dimanche 4 avril 2021)

AFP
«Au total, 30 cocktails Molotov ont été jetés sur la police et trois véhicules (...) ont été incendiés», a déclaré le responsable des forces de l'ordre. (Dimanche 4 avril 2021)

«Au total, 30 cocktails Molotov ont été jetés sur la police et trois véhicules (...) ont été incendiés», a déclaré le responsable des forces de l'ordre. (Dimanche 4 avril 2021)

AFP
Huit policiers ont été blessés vendredi soir à Belfast, après avoir été pris pour cibles dans le quartier de Sandy Row. (Samedi 3 avril 2021)

Huit policiers ont été blessés vendredi soir à Belfast, après avoir été pris pour cibles dans le quartier de Sandy Row. (Samedi 3 avril 2021)

Getty Images

Le ministre britannique chargé de l’Irlande du Nord et la police nord-irlandaise ont appelé au calme samedi, au lendemain d’une manifestation ayant dégénéré dans un quartier loyaliste de Belfast.

«La violence n’est jamais la réponse»

Huit policiers ont été blessés vendredi soir après avoir été pris pour cibles, dans le quartier de Sandy Row, dans le sud de la capitale nord-irlandaise, par des jets de plaques d’égout, de briques et d’engins incendiaires, a indiqué la police irlandaise dans un communiqué.

Sept personnes ont été arrêtées sur place, des médias évoquant jusqu’à 200 manifestants loyalistes, principalement des jeunes.

«J’appelle tous ceux qui sont impliqués de cesser immédiatement ce comportement affligeant», a déclaré dans le communiqué un responsable de la police nord-irlandaise, Simon Walls.

«Les communautés locales ne veulent pas retomber dans le passé», a-t-il ajouté, faisant allusion aux trois décennies de troubles ayant ensanglanté la province britannique. «Elles méritent de vivre dans des quartiers sûrs et paisibles».

Le ministre chargé de l’Irlande du Nord, Brandon Lewis, a également condamné ces violences, «totalement inacceptables».

«La violence n’est jamais la réponse. Elle n’a pas sa place dans la société», a-t-il ajouté sur Twitter, soutenant «pleinement» l’appel au calme de la police.

Tensions en lien avec le Brexit

Ces incidents interviennent dans un contexte de mécontentement croissant en Irlande du Nord au sujet des conséquences du Brexit, pleinement mis en oeuvre depuis le 1er janvier.

Les unionistes, partisans du maintien dans le Royaume-Uni, rejettent le protocole négocié entre Londres et Bruxelles qui introduit des contrôles sur les marchandises arrivant en Irlande du Nord depuis la Grande-Bretagne.

Ce protocole est destiné à éviter le retour d’une frontière entre la province britannique et la République d’Irlande (membre de l’UE) qui risquerait de fragiliser la paix conclue en 1998.

Les tensions se sont aussi accrues cette semaine à la suite d’une décision controversée de ne pas poursuivre 24 membres du Sinn Fein, parti prônant la réunification avec l’Irlande, pour leur participation aux funérailles d’une ancienne figure de proue de l’Armée républicaine irlandaise (IRA) malgré les restrictions en place contre le coronavirus.

Les unionistes ont réclamé la démission de la vice-Première ministre républicaine Michelle O’Neill, qui figurait parmi les quelque 1800 personnes, selon les médias, venues rendre un dernier hommage à Bobby Storey en juin 2020.

(AFPE)

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