Journée de la bonne action - «Apporter de l’aide dans la rue est enrichissant»
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Journée de la bonne action«Apporter de l’aide dans la rue est enrichissant»

Antonio Chiarella est un agent de sécurité, mais deux soirs par semaine, il devient un City Angel. Il nous fait part de son expérience au contact des personnes en difficulté.

par
Patrick Stopper
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Béret bleu et veste rouge. C’est vêtu de cet uniforme qu’Antonio Chiarella, coordinateur adjoint des City Angels et agent de sécurité de profession, se présente à nous. En vue de la Journée de la bonne action du 29 mai, cet homme de 63 ans nous raconte qu’il est membre de cette association depuis 2014, lorsque celle-ci a commencé à être active à Lugano. Une association composée de volontaires qui descendent dans la rue pour aider toutes les personnes en situation d’urgence: des sans-abri aux personnes en état d’ébriété, des migrants aux victimes de violence, pour n’en citer que quelques-uns.

Les jeunes et la pandémie

L’activité de l’association a beaucoup changé lannée dernière avec lapparition de la pandémie. En effet, les volontaires ont été sollicités par la ville de Lugano pour distribuer des produits alimentaires au domicile des personnes appartenant à des groupes à risque ou placées en quarantaine. Dans la rue, c’est le dialogue qui est recherché avec les jeunes pour les sensibiliser au problème du virus, au respect de la réglementation et des normes dhygiène. «Ce sont ceux qui disent ne pas avoir peur du virus», explique Chiarella. Mais selon lui, la quasi-totalité dentre eux sont tout de même prêts à porter le masque: «Ils nous parlent et nous leur expliquons la raison de cette mesure. Nous leur faisons comprendre que cest important.»

Des rencontres touchantes

En temps «normal», il y a aussi dautres rencontres qui peuvent se révéler touchantes. Chiarella se souvient en particulier dun toxicomane dune trentaine dannées que le City Angel a rencontré il y a quelque temps dans les rues de Lugano. «Quand il nous a vus, il nous a appelés et salués, raconte l’agent. Nous lui avons parlé et il a compris que nous étions de son côté. Il sest donc ouvert, parlant de sa vie, de sa famille. À la fin, il a pleuré et nous a remerciés.» Cétait un jeune homme qui avait besoin de pouvoir se confier. «Il nous parle encore quand on le rencontre aujourd’hui.»

Une activité «qui vous fait du bien»

Ce sont des épisodes comme ceux-ci qui font du bénévolat une expérience enrichissante. «Chaque fois que nous intervenons pour aider une personne dans le besoin, nous faisons quelque chose dutile.» Quil sagisse dune personne dormant dans la rue, dune personne ivre ou en détresse, les City Angels sapprochent delle, lui parlent et essaient de la réconforter. «Et ça nous fait aussi du bien, c’est gratifiant.» Un sentiment de satisfaction qui vient aussi de la population «qui nous salue et nous remercie».

Reste que faire partie des City Angels demande aussi des sacrifices. Chaque volontaire investit au moins trois heures par semaine pour rendre ce service en soirée. Dans le cas d’Antonio Chiarella, il en fait régulièrement deux par semaine. «Cela représente environ sept heures de mon temps libre et je dois aussi morganiser sur le plan professionnel.» Mais le City Angel insiste sur le fait que le volontariat en vaut la peine: «Pour moi, cest essentiel!»

«LA JOURNÉE DE LA BONNE ACTION» EST UNE INITIATIVE DE COOP SUISSE

«LA JOURNÉE DE LA BONNE ACTION» EST UNE INITIATIVE DE COOP SUISSE

Faire le bien et inspirer les autres!

C’est sous ce slogan que nous allons agir pour la bonne cause à l’occasion du 29 mai, «Journée de la bonne action». Engage-toi seul, avec ta famille, ton équipe de sport ou ton organisation de bienfaisance et partage ton expérience sur Instagram, TikTok, Facebook ou Twitter par le biais du hashtag #JourneeDeLaBonneAction! Retrouve tous les contenus publiés tout comme des informations supplémentaires sur la «Journée de la bonne action» en cliquant sur ce lien.

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