Après Genève, Zurich veut ranger les fusils à l'arsenal
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Après Genève, Zurich veut ranger les fusils à l'arsenal

Débat. Les cantons prennent les devants pour faire diminuer le nombre d'armes de service à la maison.

Encore marqué par le meurtre d'une jeune fille de 16 ans par un soldat à fin novembre, le Grand Conseil zurichois a décidé hier d'agir. Il a déclaré urgent un postulat qui demande que les militaires puissent déposer fusils et pistolets à l'arsenal sans rien débourser. Charge donc au gouvernement d'établir sans tarder un rapport sur une question délicate que Genève a déjà choisi de résoudre en faisant le forcing auprès de la Confédération.

Dès le 1er janvier, les militaires du bout du lac pourront remettre leur arme gratuitement à l'arsenal. A Berne on juge la démarche un peu hâtive, mais pour l'heure admissible. «Nos juristes étudient l'interpération des Genevois du droit. Mais ce n'est qu'un aspect d'un dossier beaucoup plus large», a réagi hier Dominique Bugnon, chef de l'information au Département de la défense, de la protection de la population et des sports.

Quid de la responsabilité de son arme, si elle est volée? Tous les soldats ne doivent-ils pas bénéficier des mêmes droits et devoirs? Des questions auxquelles le rapport commandé par Samuel Schmid devrait répondre d'ici à l'an prochain.

Martial Messeiller

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