Hambourg: Après l'attaque, le débat sur les réfugiés resurgit

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HambourgAprès l'attaque, le débat sur les réfugiés resurgit

Un demandeur d'asile débouté a agressé au couteau hier soir les passants. Son foyer de migrants a été perquisitionné.

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Un demandeur d'asile palestinien auteur d'un attentat islamiste meurtrier au couteau en juillet 2017 à Hambourg en Allemagne a été condamné jeudi à une peine de prison à perpétuité. (jeudi 1er mars 2018)

Un demandeur d'asile palestinien auteur d'un attentat islamiste meurtrier au couteau en juillet 2017 à Hambourg en Allemagne a été condamné jeudi à une peine de prison à perpétuité. (jeudi 1er mars 2018)

AFP
Au lendemain de l'attaque du supermarché à Hambourg, les habitants ont exprimé spontanément leur compassion. (samedi 29 juillet 2017)

Au lendemain de l'attaque du supermarché à Hambourg, les habitants ont exprimé spontanément leur compassion. (samedi 29 juillet 2017)

Keystone
Au lendemain de l'attaque du supermarché, un autel a été improvisé sur les lieux du drame. (samedi 29 juillet 2017)

Au lendemain de l'attaque du supermarché, un autel a été improvisé sur les lieux du drame. (samedi 29 juillet 2017)

Keystone

Le bilan de ce que le quotidien «Bild», le plus lu d'Allemagne, appelle samedi en Une «l'attentat du supermarché», s'établissait toujours à un mort, un homme de 50 ans poignardé en faisant ses courses, et six blessés, cinq hommes et une femme, dont certains grièvement.

Alors que la police et le ministre de l'intérieur de la ville-Etat hanséatique devaient faire le point sur l'enquête et les motivations précises de l'assaillant lors d'une conférence de presse samedi à la mi-journée, les dommages politiques collatéraux émergent déjà.

Sur le point d'être expulsé

Le maire de Hambourg, Olaf Scholz, a révélé que l'auteur de ce qu'il a dénoncé comme un «attentat odieux» était un demandeur d'asile débouté, qui n'avait pu être reconduit à la frontière faute de documents en règle. «Il s'agit manifestement d'un étranger en instance de départ mais qui ne pouvait pas être expulsé parce qu'il n'avait pas de documents d'identité», a-t-il regretté.

Politiquement, ce point est très délicat pour les autorités allemandes. En effet, à la mi-journée samedi, il a été confirmé que l'auteur de l'attaque, un homme de 26 ans, avait des motivations islamistes. Le lien sera inévitablement fait avec le précédent acte de ce type, l'attaque au camion-bélier contre le marché de Noël à Berlin en décembre dernier (12 morts).

Elle avait été commise par un Tunisien, Anis Amri, qui était dans une situation juridique identique: demandeur d'asile débouté, il n'en demeurait pas moins en Allemagne car sans papiers. La Tunisie n'avait pas reconnu durant des mois qu'il était l'un de ses ressortissants.

Tour de vis

Le gouvernement allemand a, depuis, durci les règles en facilitant les expulsions de migrants considérés comme dangereux par la police et en renforçant leur surveillance. Mais le maire de Hambourg réclame désormais un nouveau tour de vis. «Ceci montre à quel point il est urgent que ce type d'obstacles pratiques et juridiques aux expulsions soient levés», a-t-il dit.

Le débat autour des migrants, qui a empoisonné longtemps Angela Merkel suite à sa décision controversée d'ouvrir les portes du pays à plus d'un million de réfugiés en 2015, risque donc de ressurgir. Et ce alors que la chancelière conservatrice pensait en être débarrassée à l'orée des élections législatives du 24 septembre.

Foyer perquisitionné

En perte de vitesse depuis des mois, la droite nationaliste allemande de l'AfD (Alternative pour l'Allemagne), qui dénonce l'arrivée de migrants musulmans dans le pays, s'est engouffrée dans la brèche après Hambourg.

Une de ses responsables, Beatrix von Storch, a estimé que l'attaque «était liée à l'islam». «Essayez enfin de comprendre», a-t-elle twitté à l'adresse d'Angela Merkel.

L'auteur de l'agression de Hambourg est un homme de 26 ans originaire des Emirats arabes unis. Il vivait dans un foyer de migrants de Hambourg, qui a été perquisitionné vendredi soir, a confirmé la police samedi, sans donner de détails sur les résultats.

Selon les médias allemands, il était connu des autorités pour des liens avec les milieux salafistes. Et pour le journal «Bild» beaucoup d'éléments «pointent en direction de l'islamisme». Le ministre de l'Intérieur de la ville de Hambourg, a confirmé cela à la mi-journée samedi: «Il était connu comme islamiste mais pas comme djihadiste» des services de sécurité, a déclaré à la presse Andy Grote. Ce dernier a souligné qu'il y avait à ce stade «des indications sur des motivations islamistes» pour cette attaque mais que l'agresseur souffrait aussi de problèmes «psychologiques».

Le le «Spiegel» avait souligné auparavant qu'il souffrait de problèmes psychologiques et se droguait». (nxp/ats)

(NewsXpress)

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