Suisse - Après l'engouement du début, les insectes ne font plus recette
Publié

SuisseAprès l'engouement du début, les insectes ne font plus recette

Migros annonce que les insectes vont progressivement disparaître de l’assortiment national. Coop assure que la demande est constante, mais concède qu’il s’agit d’un «produit de niche».

par
pst/ofu
Reuters

Sauterelles, grillons et larves ont débarqué dans les rayons des grands distributeurs de Suisse il y a plusieurs années. Coop s’était lancé en premier en 2017, suivi de Migros un an plus tard, rappelle ce jeudi «Tio.ch/20 minuti».

Or, au fil du temps, l’engouement pour ces petites bestioles semble s’être estompé. Migros confirme: «Une fois le stock actuel écoulé, nos insectes vont disparaître de l'assortiment national. L'offre avait connu un certain succès lors du lancement du produit, mais une fois l'effet de mode et de surprise passé, ça s'est un peu essoufflé.»

Alternatives à base de plantes

Tristan Cerf, porte-parole pour la Suisse romande, souligne que le distributeur innove constamment avec de nouveaux produits: «Certains rencontrent une demande durable, d’autres passent. Ces dernières années, une multitude d’alternatives à la viande sont apparues, principalement à base végétale, et c’est un grand succès. Migros s’engage à fond dans le développement de ces alternatives dites ‘plant based’.»

Ventes stables chez Coop

Le bilan est un peu moins mitigé chez Coop. Interrogée par nos confrères tessinois, la porte-parole Melanie Grüter informe que la vente des produits à base d’insectes est stable.

Elle souligne néanmoins qu’il s’agit d’un «produit de niche». Depuis l’introduction des mets à base d’insectes en 2017, Coop n’a cessé d’étendre son assortiment, note la porte-parole. «Nous recevons des retours positifs de la part de nos clients.»

Ces produits sont particulièrement appréciés des personnes s’intéressant à une alimentation du futur et qui aime goûter des aliments nouveaux et insolites.»

Une tendance déjà visible en 2019

Interrogé en février 2019 par la presse dominicale, Entomos, pionnier suisse de l’élevage d’insectes, avait avoué que le succès attendu n’était pas au rendez-vous. À la base, la firme lucernoise comptait produire 80 tonnes d’animaux. Mais elle avait finalement dû réduire sa capacité de production.

Ton opinion

0 commentaires