Actualisé 11.07.2007 à 19:26

Après l'évacuation forcée de la Tour, Rhino tremble

GENÈVE – Toutes les entrées du squat de la Tour ont été condamnées hier matin. Rhino craint de subir le même sort.

Des vitres brisées, des poubelles brûlées, une voiture retournée et six arrestations. La soirée qui a suivi l'évacuation de la Tour a été chaude. «L'Etat doit respecter la liberté de manifester. Il doit aussi assurer la sécurité de la population. Il n'y a pas de transaction possible avec des voyous», affirme le conseiller d'Etat Robert Cramer. Hier, les autorités ont tenu à mettre les points sur les i. Elles déplorent la présence de casseurs venus sur les lieux de la manif. Le procureur général Daniel Zappelli se défend d'avoir brisé cette sorte de paix des squats, instaurée par son prédécesseur. «Il n'y aura pas d'évacuation s'il s'agit de laisser un immeuble vide.» Sur l'avenir de Rhino, pas de commentaire des autorités. Les habitants du plus vieux squat de Genève ne cachent pas leur inquiétude face à la rumeur d'une évacuation prévue pour le 16 juillet. «Nous défendrons nos droits et traînerons le propriétaire en justice», promet Maurice, du collectif Rhino. «L'expulsion des habitants serait illégale, car aucun jugement d'évacuation n'a été ordonné», affirme Pierre Bayenet, l'avocat de Rhino. Un rassemblement de soutien est organisé ce soir à 18 h sous la corne.

Valérie Duby/Sabrine Gilliéron

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