Actualisé 16.10.2012 à 13:00

Yverdonnoise en Roumanie

Après la détresse, les châteaux de Dracula

La jeune femme de 23 ans qui a vécu plus d'une semaine de détresse en Roumanie se remet de ses émotions. Elle sera de retour en Suisse mercredi.

de
Abdoulaye Penda Ndiaye
M. pourra quitter la Roumanie et retrouver les siens dès mercredi soir, dans le Nord vaudois.

M. pourra quitter la Roumanie et retrouver les siens dès mercredi soir, dans le Nord vaudois.

La bonne volonté des internautes et d'heureuses coïncidences ont permis de retrouver M., une Yverdonnoise de 23 ans, paumée en Roumanie depuis le 3 octobre. Tout d'abord, quand l'alerte est lancée sur Facebook, une Genevoise a eu la bonne idée de prendre contact avec une de ses cousines, ancienne policière chargée des disparitions à Genève, désormais basée en Roumanie. Cette dernière s'est impliquée à titre personnel pour activer les recherches. De même qu'une femme qui travaillait dans la police roumaine et son mari, Patricio - un Espagnol ayant vécu plus de 45 ans entre Lausanne et Genève -, qui ont découvert l'avis de disparition sur Facebook.

Policiers très réactifs

Saisie du problème samedi, la police vaudoise a aussitôt fait appel à Interpol. La police roumaine a pris le relais. Alertés dimanche, alors qu'ils avaient congé, deux agents de la section personnes disparues de la police de Piatra Neamt (350 km de Bucarest) se sont aussitôt mis au travail. Leurs investigations et les informations apportées par le canal du site de réseau social ont permis de retrouver M. lundi matin. Ereintée, le corps marqué par des piqûres de puces, mais dans une relative bonne forme physique. Des Roms, pauvres mais hospitaliers, lui avaient offert le gîte et le couvert.

Dans ce concert de réactions appropriées, il faut ajouter l'attitude de l'ambassade de Suisse à Bucarest, qui affirme que le rapatriement de la jeune Yverdonnoise est assuré. La famille de M. confirme et signale que le retour de la jeune femme est prévu mercredi soir.

Un calvaire à oublier

En attendant son retour, M. est gratuitement prise en charge par Patricio et son épouse. «Elle ne veut ni porter plainte ni parler de son ex-ami roumain. Son souhait est d'oublier ce cauchemar», déclare l'Espagnol, devenu mentor et porte-parole de M.

L'Yverdonnoise, qui se remet de ses émotions, aura l'occasion de visiter les châteaux de Dracula, mardi. Perdue, sans le sou et sans téléphone dans un pays dont elle ne maîtrise pas la langue, une bonne fée s'est penchée sur elle.

«Tout est bien qui finit bien», notent avec satisfaction la mère, la sœur et le frère de M., impatients de retrouver, demain, celle qui leur a tant manqué.

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