Voyage d'étude à Rome: Après la justice, l'école prend des mesures
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Voyage d'étude à RomeAprès la justice, l'école prend des mesures

Dix jours après que des élèves genevois ont tabassé un serveur romain, le conseil de discipline a été saisi lundi. Verdict dans quinze jours.

par
Winnie Covo
L'école André-Chavanne est sur la commune du Petit-Saconnex, à Genève (win)

L'école André-Chavanne est sur la commune du Petit-Saconnex, à Genève (win)

«Les élèves impliqués sont exclus des cours durant toute la procédure. Laissons le conseil de discipline étudier les éléments du dossier et prendre les sanctions qu'il jugera utiles», écrit le directeur de l'école André-Chavanne dans un courier daté de lundi, adressé aux responsables du département de l'instruction publique (DIP) ainsi qu'aux parents, enseignants et élèves de l'établissement.

Il y fait part de ses impressions sur l'incident qui a eu lieu dans la nuit du 7 au 8 novembre durant un voyage d'étude à Rome et souligne entre autre le «sans-faute» de ses collaborateurs quant à la gestion du dossier, en Italie.

Rappelons que les deux élèves majeurs ont écopé d'une année et huit mois de prison avec suspension de peine et de 400 euros d'amende. Quant au mineur, «si l'ensemble des procédures d'accompagnement ont été respectées et qu'il est prouvé qu'il a outrepassé les consignes de l'école, c'est sa responsabilité qui est alors en jeu», explique Sylvain Rudaz, directeur général de l'enseignement secondaire postobligatoire.

Quoi qu'il en soit, l'avenir des trois jeunes gens est désormais entre les mains du DIP. «Le conseil de discipline a été saisi lundi, ils ont quinze jours pour conduire l'enquête», souligne Sylvain Rudaz.

Si l'instance devait prendre plus de temps pour trouver une sanction, qui pourrait conduire à l'exclustion définitive des élèves de l'enseignement publique, la situation pourrait s'avérer cocasse.

«La durée de supsension de cours ne peut pas dépasser deux semaines», relève le fonctionnaire. Au cas où le conseil traînait des pieds, les élèves pourraient donc retourner en cours avant la fin de l'enquête.

Un «contrat de confiance» bafoué

Dans sa lettre, le directeur rappelle que «les élèves majeurs avaient signé un contrat de confiance et que les parents des mineurs l’avaient cosigné». Le document explicite à un étudiant l’attitude à adopter en voyage. Y figurait la mention: «être aimable avec les gens qui l’entoure et respectueux de la culture et du lieu qu’il visite» ou encore «tout touriste est ambassadeur de son pays». Il ajoute que «rien dans les dossiers des élèves ne laissait présager un comportement pareil».

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