Actualisé 24.05.2007 à 19:59

Après la navigation rapide, la CGN lorgnera l'écologie

COPPET – La première navette rapide de la CGN a été inaugurée hier. En parallèle, la compagnie s'allie à l'EPFL pour naviguer écolo.

Nyon – Thonon en 25 minutes pour 32 fr.? Grâce au premier Navibus de la Compagnie générale de navigation sur le Léman (CGN), c'est possible! «En voiture, le trajet dure une heure et coûte 100 fr.», affirme Luc-Antoine Baehni, le directeur général. A partir de dimanche, le bateau, baptisé «Coppet», fera trois allers-retours quotidiens entre les deux villes. Il reliera aussi Nyon à Genève deux fois par jour. En prônant une consommation minime de fioul et l'emploi de panneaux solaires sur son nouveau-né, la CGN contredit certaines affirmations parues dans la presse. Elle confirme son engagement pour la protection de l'environnement (lire «20 minutes» du 4 mai) en démarrant actuellement une collaboration avec la faculté des sciences techniques de l'EPFL. «Nous allons ouvrir un poste de doctorant, afin de développer des solutions énergétiques pour les bateaux», explique François Maréchal, maître de recherche en énergétique industrielle. L'idée est de doter les actuels navires à aubes de la CGN, ainsi que les prochains Navibus – si leur production se poursuit – de systèmes limitant leur consommation d'énergie. Les moteurs hybrides et à énergie solaire seront sollicités. «On peut par exemple améliorer les installations de chauffage et de rejet des gaz.» Divers projets seront développés par des diplômants. Le futur doctorant, ainsi qu'une personne de la CGN, coordineront leur faisablilité et leur application sur les navires grâce à des outils de simulation.

Yves-Laurent Blanc

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