Après le VTT et le freeride, Phil Meier explore le cinéma
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Après le VTT et le freeride, Phil Meier explore le cinéma

Philippe Meier a présenté samedi à Verbier son premier court métrage. Le Genevois a surpris son public en proposant un film inattendu.

Acteur, assistant monteur, coréalisateur et surtout scénariste de «Laps», le Bagnard d'adoption souhaitait montrer autre chose qu'un «alignement d'images de ski». Son sénario en a décontenancé plus d'un.

– Comment les spectateurs ont-ils accueilli votre film?

– Comme j'avais invité beaucoup de gens qui appartiennent à la scène de la neige, plusieurs ont été déçus du peu d'images de ski. Ils s'attendaient à autre chose. Il est vrai que les images de freeride ne représentent même pas le tiers du film. Je voulais un vrai scénario, et je me suis tenu à ce désir. Si beaucoup «d'acteurs» de l'hiver sont restés sur leur faim, d'autres personnes se sont montrées très enthousiastes. A la fin de la soirée, un inconnu est venu me féliciter et m'a encouragé à en faire un long métrage.

– A ce propos, le film se termine quelque peu abruptement. On pourrait presque s'attendre à une suite. Est-elle prévue?

– On ne sait pas encore, mais dans l'absolu on aimerait bien. Cela dépendra de l'engouement du public pour «Laps».

– Après le VTT et le freeride, vous semblez vous être découvert une nouvelle passion...

– Oui, j'ai découvert beaucoup de choses durant ma collaboration avec Nicolas Mesple (n.d.l.r.: le réalisateur). J'ai beaucoup appris à ses côtés et je n'ai pas envie d'en rester là.

– Y a-t-il un message particulier que «Laps» veut partager?

– Non, non. Il n'y a rien de vécu dans ce film. C'est de la pure fiction. La trame de ce court métrage, c'est le rêve d'un enfant, fils d'un père absent.

– Où pourra-t-on voir «Laps»?

– Il va être présenté dans divers festivals de films de montagne. Il sera aussi ajouté en bonus à un DVD promotionnel de Scott. La TSR devrait le diffuser dans le cadre de l'émission «Adrénaline».

Marc Fragnière, Lausanne

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