Inde: Après un viol: Uber lance un «bouton de panique»
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IndeAprès un viol: Uber lance un «bouton de panique»

Le service américain de voitures avec chauffeurs, dont la réputation a été ternie par le viol présumé d'une cliente à New Delhi, a mis en place vendredi des mesures de sécurité.

Uber a indiqué dans un blog que ces mesures entreraient en vigueur à partir du 11 février, uniquement en Inde où la ville de Bombay vient de faire part de son intention d'interdire le service. Il est interdit à New Dehli depuis mi-décembre, après qu'une passagère eut accusé un chauffeur de l'avoir violée.

Le nouveau dispositif prévoit l'insertion au sein même de l'application pour smartphone d'Uber d'un «bouton de panique» permettant de donner l'alerte «d'une simple pression en cas d'urgence», a expliqué la société, qui a affecté une équipe dédiée pour gérer 24h/24 les éventuelles activations et chargée de prévenir la police.

Les clients auront également à disposition un «filet de sécurité» pour partager, en temps réel, les détails de leur trajet et de leur localisation avec un maximum de cinq personnes de leur entourage.

Des «idées fausses»

Uber a relevé qu'il devait faire face à des «idées fausses» concernant la sécurité de son service en Inde, rappelant qu'il contrôlait déjà les antécédents de ses aspirants chauffeurs et avoir initié depuis cette semaine un programme de vérification indépendante allant au-delà, selon lui, des standards de certification par les autorités de transport indiennes.

Présente dans 50 pays, la startup californienne lancée en 2010 a précisé ne pas être favorable à la mise en place de boutons physiques de panique, arguant qu'ils pouvaient «semer la confusion et s'user, mais elle permettra aux chauffeurs indépendants d'en installer avec quelques conditions».

Uber doit également faire face à des problèmes de réglementation dans plusieurs pays à travers le monde. Il revendique une présence dans plus de 200 villes. (afp)

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